La cotisation annuelle des collectivités au SIVU chenil fourrière de Lot-et-Garonne devrait passer de 1,50 € à 2,25 € en 2025. Une augmentation qui suscite l’incompréhension de certaines communes, tandis que la présidente du syndicat, Audrey De Brito, défend une décision « vitale » pour le maintien de l’équilibre budgétaire et la mise aux normes de la structure.
La décision n’est pas passée inaperçue. En annonçant une nouvelle hausse des cotisations pour 2025, le SIVU chenil fourrière de Lot-et-Garonne a relancé les débats entre collectivités et syndicat intercommunal. Après une première revalorisation en 2024, la première en quatre ans, la cotisation grimpe cette fois à 2,25 euros. Une mesure mal accueillie par certaines collectivités qui ont réclamé des explications à la direction.
Dans une lettre adressée à l’ensemble des élus et à la préfecture, la présidente Audrey De Brito revient en détail sur les raisons d’une décision qu’elle explique ainsi : « En résumé, la hausse de la cotisation 2025 a été proposée afin de mettre le budget à l’équilibre, de retrouver de l’excédent, et de récupérer de la capacité d’emprunt (Hors travaux). »
Dans sa lettre, la présidente revient sur la situation à laquelle le SIVU chenil fourrière de Lot-et-Garonne est confrontée. Depuis plusieurs années, le chenil fait face à une situation financière tendue, aggravée par des retards dans les mises aux normes et des difficultés héritées de gestions antérieures. « Nous essuyons les plâtres de mises aux normes qui auraient dû être faites depuis 10 ans », regrette Audrey De Brito, soulignant l’accumulation de problèmes non résolus qui ont creusé le déficit.
Malgré des efforts engagés pour réduire les dépenses de fonctionnement – baisse des effectifs, négociations tarifaires avec les fournisseurs, réduction des frais annexes –, la première hausse de cotisation en 2024 n’a permis que de « retrouver tout juste un équilibre financier, sans investissements ni capacité d’auto-financement », précise-t-elle.
La nouvelle revalorisation a donc pour objectif de dégager un excédent et de restaurer une capacité d’emprunt pour financer la réhabilitation des bâtiments, aujourd’hui à l’étude. « Parallèlement, le chenil fourrière a été régulièrement repris sur les états de la structure par les services de la DDTESPP. Depuis nous avons mandaté la SEM47 afin de débuter un projet de réhabilitation des bâtiments », ajoute la présidente.
Si certaines subventions restent à confirmer, le passage à la maîtrise d’œuvre est présenté comme une étape indispensable pour obtenir une estimation précise des travaux.
Face à la grogne de certains élus, Audrey De Brito appelle à une meilleure implication des représentants locaux. Elle déplore « l’absence récurrente, le manque d’investissement et d’intéressement de certains membres du syndicat », qui seraient à l’origine d’informations erronées. Elle précise enfin que toutes les informations sont communiquées lors des comités syndicaux et relayées aux mairies. « À la place d’être virulents et délétères envers la structure, il serait plus utile d’exercer les missions pour lesquelles ils ont été élus et de soutenir le chenil », conclut-elle.
Gala Jacquin
Journaliste multimédia formée à l'ISJT, elle est notamment passée par La Voix du Midi Lauragais, 100 % Radio et L'Opinion Indépendante avant de rejoindre le Journal Toulousain en 2023.
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