Les orages de grêle qui ont frappé la région les 11 et 12 juillet ont causé des dégâts importants sur les exploitations viticoles du Sud-Ardèche. 850 hectares de vignes, soit environ 14% des 6000 hectares cultivés, ont été gravement touchés, entraînant une perte considérable pour les viticulteurs locaux.
Jonathan, 40 ans, a repris l’exploitation familiale à Aubignas en janvier 2023. Le vendredi 12 juillet, en seulement dix minutes, il a perdu 80% de sa récolte sur ses 13,5 hectares. “La vigne a été déchiquetée, même la partie ligneuse a souffert. Ce n’est pas seulement la récolte de cette année, mais cela affectera aussi l’an prochain”, explique-t-il, visiblement découragé. L’agriculteur, qui a des crédits à rembourser et une famille à nourrir, redoute un avenir incertain.
Le phénomène a également frappé de nombreux jeunes agriculteurs, souvent installés depuis moins de trois ans. Neuf jeunes vignerons de Valvignères et Alba-la-Romaine ont vu leurs exploitations dévastées. Jérôme Volle, vice-président de la FNSEA et vigneron à Valvignères, souligne la dureté de cette réalité : “Pour un jeune qui a quitté un autre métier pour devenir vigneron, c’est difficile de voir trois minutes de grêle anéantir une année entière de travail.” Il appelle à un soutien particulier pour ces jeunes agriculteurs.
Face à cette catastrophe, la préfecture invite les agriculteurs touchés à se faire connaître sur la plate-forme dédiée. Si certains viticulteurs sont assurés, la fréquence croissante de ces événements extrêmes rend l’indemnisation de plus en plus complexe, puisque les compensations sont basées sur des moyennes de récoltes sur plusieurs années. Les agriculteurs touchés par la grêle espèrent donc des solutions adaptées pour les accompagner dans cette période difficile.
Journal Toulousain
Anciennement journal hebdomadaire de solutions, le Journal Toulousain est passé 100% digital en janvier 2020.
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