SCÈNE. Depuis la rentrée, l’agglomération toulousaine dispose d’une nouvelle salle de spectacle avec l’Aria à Cornebarrieu. Un outil de taille pour dynamiser le Nord-Ouest de la métropole mais aussi un lieu dédié à la découverte et à la mise en valeur du tissu culturel local. © Aria
Nicolas Mathé
La culture est devenue un enjeu de taille pour en finir avec l’étiquette “cité-dortoir” qui a longtemps collé aux communes de la périphérie toulousaine. Depuis la rentrée, l’Aria à Cornebarrieu a ainsi rejoint la liste des salles de spectacles destinées à créer du lien dans ces communes dont la majorité des habitants ne travaillent pas sur place. « Ici, la réflexion est surtout partie de l’existant », précise Julia Ansola-Bunel, directrice du développement culturel de Cornebarrieu. « La ville était déjà très dynamique avec beaucoup d’écoles de musiques, d’associations, de spectacles et une médiathèque très fréquentée mais bien trop petite. Il manquait juste un outil digne d’accueillir ce foisonnement. C’est pour cela que le projet initial d’une salle polyvalente s’est transformé au fur et à mesure en un vrai pôle culturel. »
L’Aria comporte donc une salle de spectacles avec plusieurs jauges modulables (110 ou 380 places assises ou 1 500 debout), un auditorium ainsi qu’une médiathèque de 800 m². Et si la priorité est que les habitants de Cornebarrieu s’approprient le lieu, l’Aria s’inscrit aussi dans une logique de maillage du territoire. « Nous ne sommes pas en concurrence avec d’autres structures culturelles, il y a de la place dans le Nord-Ouest toulousain et nous espérons bien sûr attirer des spectateurs issus des communes voisines, voire du Gers. La circulation étant ce qu’elle est à Toulouse, il est important que ce bassin de population ait une salle près de chez lui », souligne celle qui a été recrutée pour mettre en place une programmation susceptible de répondre à ces ambitions.
Forte de son expérience d’assistante de production à la Salle Nougaro et de bénévole pendant 10 ans au festival “Alors Chante” à Montauban, Julia Ansola-Bunel a activé ses réseaux pour concocter une première saison éclectique : « Il faudra un peu de temps pour mieux connaître notre public mais nous sommes partis sur des fils conducteurs comme la chanson et l’humour. Avec des artistes connus mais aussi beaucoup de découvertes. Nous avons envie de surprendre avec parfois des spectacles un peu plus risqués, nous nous sommes donnés une mission de service public. »
Alain Chamfort, Sanseverino, l’humoriste Guillaume Meurice et d’autres artistes moins connus comme Carla Pires ou Camille Hardouin se succéderont sur la scène de l’Aria. Une saison pleine de surprises donc et qui a débuté comme symbole par un Cabar’rieu, concept de soirées destinées à faire connaître de jeunes talents locaux ou de donner de la visibilité à des artistes en développement. « Le week-end dernier était aussi un vrai test avec les spectacles de Melissmell et d’Aldebert. Le public a répondu présent donc pour l’instant tout va bien », sourit Julia Ansola-Bunel.
La rédaction
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