DESOPILANT. Robert Dos Santos est un jeune humoriste, porteur de nombreux stéréotypes, il crée son premier One-Man-Show «Ne m’appelez plus Robert.»
Par Antoine Laviale
Robert n’est pas le prénom le plus facile à porter, surtout pour un homme de 30 ans, et selon lui «il vaut mieux en rire qu’en pleurer», même s’il annonce qu’il n’a subi aucune moquerie depuis ses années de collège. En 2013, dans une de ses émissions sur Europe 1, Faustine Bollaert prend pour thème «Ce prénom difficile à porter», Robert n’hésite pas et appelle la station de radio afin de présenter ironiquement son cas, car en effet «tous les vieux prénoms reviennent à la mode»… sauf le sien. Dans la conversation, il découvre sa vocation : l’humour. Même s’il confie que déjà, dans sa profession, il était «le rigolo de service». Cependant, ce qu’aime Robert Dos Santos, par-dessus tout, c’est écrire, «c’est très drôle de concevoir», il le confesse même «je pourrais passer ma vie à écrire». La perte d’inspiration, il ne la connaît sans doute pas «tout est en ébullition, parfois, je passe des nuits sans dormir», confie-t-il ; désormais, il doit placer un bloc-notes au pied de son lit dans le cas où une idée lui traverserait l’esprit durant la nuit. Evidemment, dans l’humour d’observation, «tout est source d’inspiration, et les choses les plus banales sont parfois très drôles.» Dans ce sens, il sait profiter de sa famille qui est à la fois un fabuleux appui dans sa passion, «ils me soutiennent, ce sont mes agents… mais je ne les paye pas», et dans le même temps une profonde fontaine d’idées pour ses blagues… car n’est-ce pas sa maman qui lui a donné son prénom ? Ainsi, observant et écrivant les choses les plus anodines, il concevra peu à peu la genèse d’un spectacle. Par la suite, il soumettra ses écrits à un candidat de l’émission de Laurent Ruquier, «On ne demande qu’à en rire», avec qui il liera de profonds liens d’amitié, et fera la première partie de son spectacle lors de son passage à Montauban.
« J’ai un vieux prénom, je suis portugais et commercial »
Il possède désormais son propre one-man-show «Ne m’appelez plus Robert», mis en scène par Marie-Cécile Fourès, gérante de la compagnie théâtrale Alter&Co, qu’il présente dans des salles régionales. Ce spectacle d’humour est tourné autour de lui, non pas qu’il soit orgueilleux, il s’en défend lui-même : «Je suis un diaporama, je véhicule tous les clichés : j’ai un vieux prénom, je suis portugais, et commercial», il préfère rire de lui que de se moquer des autres, la responsabilité étant plus facile à porter, et si une blague noire lui traversait l’esprit, il préfèrerait la soumettre à ses amis. Au-delà de lui, il souhaite aussi parler de son public, «de monsieur ou madame tout-le-monde», il propose ainsi un spectacle qui «parle aux gens», afin que chaque personne se retrouve dans les situations qu’il présente, ce qui n’est pas sans rappeler les sketchs de Gad Elmaleh. Ce style lui permet aussi d’ouvrir son show à tout public, mais il le déconseille au moins de 10 ans : quelques minutes de son spectacle étant consacrées à «de l’humour Jean-Marie Bigard.» Robert Dos Santos fait vivre son show en le renouvelant à chaque représentation, au moyen de diverses interactions avec le public. Depuis 2013, il a pris goût à la scène : «je m’amuse beaucoup plus avec le public qu’avant. J’aime ce climat de confiance, cette proximité avec les gens.» Pour ce qui est de l’avenir, l’humoriste n’exclut pas de se lancer, un jour, dans la vidéo pour le web. Mais d’ici là, pourquoi ne pas monter sur les planches parisiennes ?
Infos Pratiques :
Le 27 avril, Robert Dos Santos se produira à la MJC de Castanet-Tolosan, à 20h30.
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