Un quart des emplois dans le domaine de l’aérospatial en France est basé à Toulouse et dans les environs selon un rapport de l’Insee. La région Occitanie dépend ainsi fortement de cette filière qui a été largement impactée par la Covid-19.
L’aérospatial tient une place non-négligeable dans le Sud-Ouest. C’est particulièrement le cas en Occitanie et à Toulouse. Un bulletin publié par l’Insee sur la filière aérospatiale du Grand Sud-Ouest, qui regroupe l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine, montre qu’elle est “concentrée autour de Toulouse dont la zone d’emploi accueille 64 800 salariés hors intérim, soit un quart des emplois dédiés à l’aérospatial en France. C’est la zone la plus dépendante de la filière avec 15,5 % des salariés y travaillant.”
Comme d’autres secteurs, la filière aéronautique et spatiale qui regroupe des donneurs d’ordre comme Airbus ou Thalès et leurs chaînes d’approvisionnement, a été impactée par la crise économique provoquée par la Covid-19. “Le taux global d’utilisation des capacités de production est passé de 93 % en 2019, année marquée par une forte montée en cadence et des difficultés de recrutement, à 74 % en 2020”, selon l’Insee. En conséquence, “le chiffre d’affaires lié aux activités aérospatiales recule de 45 milliards d’euros. La baisse (-34 %) est comparable au niveau national (-32 %)”.
Les effets sur l’emploi salarié s’évèrent toutefois relativement modérés au regard de l’ampleur de la chute de l’activité. “L’emploi dédié à l’activité aéronautique et spatiale baisse de 6 % dans le Grand Sud-Ouest, soit 2 points de moins qu’au niveau national”, écrit l’Insee. “La baisse est plus forte dans l’aéronautique (-7 %) que dans le spatial (-3 %)”.
Sans surprise, trois quarts des entreprises du Sud-Ouest citent la chute de la demande parmi les facteurs expliquant la baisse de l’activité en 2020. Elles évoquent essentiellement la chute de la demande en France, mais “la moitié d’entre elles déplorent également un recul de la demande étrangère”, d’après l’Insee. Il convient de rappeler que le trafic aérien a été plusieurs fois arrêté ou ralenti à cause de restrictions de voyage ou des fermetures de frontières.
Pour faire face aux difficultés, neuf entreprises sur dix ont eu recours aux dispositifs d’aide au cours de l’année 2020. L’activité partielle est le plus utilisé, 84 % des entreprises y ont eu recours en 2020. Aussi, “l’activité partielle de longue durée est plus souvent utilisée dans l’industrie (42 %) que dans le tertiaire (17 %), davantage diversifié. Elle a été utilisée dans les entreprises en moyenne pour quatre emplois sur dix”, d’après l’Insee.
Bryan Faham
Bryan Faham écrit pour le Journal Toulousain depuis 2021. Formé à l’ISJT, il est passé par le France-Guyane, 20 minutes, La Tribune et Freshr.
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