L’université Paris-Saclay, située en Essonne et reconnue comme la première université de l’Union européenne selon le classement de Shanghai, a annoncé lundi avoir été la cible d’une cyberattaque par rançongiciel survenue le dimanche 11 août 2024.
Dans un message succinct diffusé sur les réseaux sociaux, l’établissement a confirmé que l’accès à son site internet est actuellement impossible, affectant ainsi les 65 000 étudiants, 9 000 membres du personnel académique et 11 000 personnels techniques et administratifs qui y sont rattachés.
L’université a précisé qu’elle reçoit l’assistance de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour gérer cet incident. L’ANSSI est l’autorité nationale en matière de cybersécurité, placée sous l’autorité du Premier ministre et rattachée au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale.
La cyberattaque par rançongiciel consiste à infiltrer illégalement un système informatique pour y crypter des données, suivi d’une demande de rançon pour le déblocage de celles-ci. L’université n’a cependant pas communiqué sur la nature des données susceptibles d’avoir été compromises lors de cette intrusion.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte préoccupant, survenant seulement une semaine après une précédente offensive par rançongiciel qui avait ciblé le Grand Palais, lieu d’épreuves des Jeux Olympiques à Paris, ainsi qu’une quarantaine de musées en France, y compris le Louvre.
L’incident met en lumière les vulnérabilités croissantes des institutions face aux cybermenaces, soulignant l’importance de la sécurité des systèmes d’information dans les établissements d’enseignement supérieur. Les conséquences de cette attaque seront à surveiller de près, tant sur le plan opérationnel que sur la protection des données personnelles et institutionnelles.
Journal Toulousain
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