La préfecture de l’Essonne a mis au point un plan de restauration de la sécurité du quotidien dans le département. Voici ce qu’il prévoit.
Stabilisation du nombre d’atteintes volontaires à l’intégrité physique, hausse des interpellations de trafiquants, baisse des faits d’atteintes aux biens… Voilà, en substance, le bilan de la déliquance en Essonne pour l’année 2024. « Ces résultats ont été atteints grâce à l’intensification du niveau d’initiative et de la présence sur la voie publique des forces de sécurité. Néanmoins, quelques points d’attention demeurent et justifient la mise en place de réponses dédiées », note la préfecture du département.
C’est là qu’intervient le plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien de l’Essonne. Celui-ci a deux ambitions : « recentrer l’action des forces sur les problématiques de délinquance les plus importantes » et « réaffirmer leur proximité avec les citoyens ». Pour cela, six axes ont été « identifiés et déclinés à travers des actions opérationnelles afin d’obtenir un effet visible en termes de réduction des faits de délinquance », indiquent les services de l’Etat.
Le premier : assurer la sécurité des mobilités. Pour cela, les forces de sécurité intérieure vont « déployer des opérations régulières de sécurisation des principales gares et de leurs abords », « renforcer les opérations de contrôle sur les axes structurants du réseau routier », en particulier la RN20, et « anticiper les enjeux de sécurité liés à l’évolution des mobilités », notamment dans le cadre de l’extension de la ligne T7 et la création des nouvelles gares de la ligne T18.
L’axe 2, de son côté, vise à prévenir les cambriolages de logements. Ainsi, le plan prévoit de « favoriser l’identification des auteurs par l’intensification de l’utilisation de la police technique et scientifique et le recours à la vidéoprotection » et de « repositionner le citoyen en tant qu’acteur de sa sécurité, en multipliant les actions de conseil et de prévention par les forces de sécurité dans le cadre de réunions publiques ou encore de l’opération “Tranquillité vacances” ».
Le troisième axe de ce départemental de restauration de la sécurité du quotidien dans le département est dédié à la lutte contre la consommation et le trafic de stupéfiants. La préfecture de l’Essonne annonce ainsi le renforcement « des opérations de traitement des points de deals, visant trafiquants et consommateurs par le recours accru aux amendes forfaitaires délictuelles, qui participent à la stratégie du pilonnage ».
Dans le cadre du quatrième axe, qui est consacré à « assurer la tranquillité du quotidien en luttant contre les faits de délinquance qui nuisent à la qualité de vie des concitoyens », il est prévu « d’agir face aux nuisances quotidiennes, par exemple causées par les voitures épaves, les voitures ventouses et la mécanique sauvage », de « répondre aux troubles du voisinage générés par certains établissements et commerces (épiceries fermant tard, débits de boissons…), en intensifiant les patrouilles et l’utilisation des moyens de police administrative » et « d’accentuer la lutte contre la délinquance environnementale, particulièrement afin d’enrayer le phénomène des dépôts de déchets sauvages ».
Les forces de sécurité intérieure vont, par ailleurs, « développer une politique de prévention (mesures de sécurité à mettre en œuvre) et d’information sur la conduite à tenir pour prévenir de futures attaques » afin de renforcer la sécurité des sites privés et du cyberespace, comme le prévoit l’axe 5.
Enfin, le sixième et dernier axe est l’intensification de la lutte contre les rixes. Cela impliquera pour les forces de sécurité intérieure de « mieux cibler les actions de prévention dédiées et renforcer l’articulation entre les différents dispositifs » et « d’améliorer la réponse opérationnelle en cas de tensions, d’alertes ou de rixes ».
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