Pour lutter contre la délinquance, un plan d’action a été mis au point par la préfecture des Hauts-de-Seine. Il prévoit notamment de s’attaquer aux cambriolages, au trafic de stupéfiants et à la violence entre jeunes.
Lutte contre les cambriolages, contre les bandes et les rixes, contre le narcotrafic… Autant de priorités définies dans le plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien qui vient d’être présenté par le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, ce mardi 25 février. Et ce, quelques semaines après la publication du bilan de l’action de lutte contre la délinquance en 2024 dans le département.
Celui-ci faisait notamment état d’une baisse des vols sans violence (-3,6%) et avec violence (-22,1%), des violences physiques crapuleuses (-22,2%), des cambriolages (-19,2%) et des faits de destructions et de dégradations (-9,6%), mais également une hausse des saisies de stupéfiants (+11%). Des « résultats remarquables », estime la préfecture avant de préciser que « les efforts se poursuivront » en 2025.
Efforts qui seront donc notamment portés sur la lutte contre les cambriolages, mais également contre les stupéfiants. Le préfet, Alexandre Brugère, veut, en effet, vouer une « guerre totale » au narcotrafic, comme il l’indique sur ses réseaux sociaux. « Cela implique notamment de “taper au portefeuille” les consommateurs, car s’il n’y a pas de consommation il n’y a pas de marché, et d’intensifier encore notre lutte contre les réseaux », indique-t-il. Il est ainsi prévu le « démantèlement systématique des points de deal », la multiplication des contrôles et des opérations “place nette” et le développement des amendes forfaitaires délictuelles.
Le plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien des Hauts-de-Seine prévoit par ailleurs des actions contre les violences entre jeunes. « Nous allons responsabiliser les parents et appliquer une politique de « tolérance 0 » contre le port de couteaux », déclare le préfet avant d’annoncer : « Des fouilles auront lieu aux entrées des établissements scolaires à la rentrée ».
Enfin, Alexandre Brugère souhaite une « présence au niveau des “points chauds”, avec du “bleu ” visible pour rassurer les honnêtes gens mais aussi dissuader ou interpeller les délinquants ».
Héloïse Thépaut
Formée à l'ISJT, Héloïse Thépaut est passée par La Tribune et l'Opinion Indépendante avant de rejoindre le Journal Toulousain en 2022.
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