Dans un communiqué, le maire de Noisy-le-Sec, Olivier Sarrabeyrouse, a annoncé le report de l’évacuation du campement de Roms. Un foyer épidémique y a été signalé.
« Son évacuation ne relève pas d’une simple gestion municipale », souligne Olivier Sarrabeyrouse, le maire de Noisy-le-Sec, dans un communiqué de presse publié sur sa page Facebook. Ce dont parle l’élu : le campement situé dans le quartier du Petit Noisy. Pour rappel, depuis plusieurs mois, des familles issues de la communauté Rom se sont installées aux abords de l’ancien Decathlon. Une occupation « inquiétante », selon le maire. Ce dernier fait ainsi état d’une « situation sanitaire préoccupante » liée à un foyer épidémique de gale et de rougeole signalé sur ce campement qui « ne cesse de s’agrandir, jusqu’à occuper une grande partie du terrain de l’ancien décathlon » et qui « pose des problèmes de troubles à l’ordre public et de sécurité ».
En réaction à cette occupation illégale, la Ville de Noisy-le-Sec a entamé un travail avec la Direction des routes d’Île-de-France (DiRIF), à qui appartient le terrain sur lequel se trouve ce campement, et la préfecture de Seine-Saint-Denis « afin d’engager la nécessaire évacuation des lieux ». Toutefois, elle rappelait, au mois de juin, que cette procédure qui « suppose une décision de justice » pouvait « prendre du temps ». La Municipalité espérait, tout de même, pouvoir « préparer sereinement sur cette zone le passage de la flamme olympique » qui doit effectivement traverser la commune et passer à proximité du campement le jeudi 25 juillet prochain. Mais il n’en sera rien. Le foyer épidémique conduit en effet au report de l’évacuation « courant de l’été 2024 ».
« À quelques jours du passage de la flamme à Noisy-le-Sec aux abords du bidonville, le spectacle navrant de leur condition de vie déplorable, va s’imposer devant les caméras du monde entier », déplore Olivier Sarrabeyrouse qui estime que « les conditions de vie des communautés Rom en France » sont « un vrai sujet de politique nationale ». Il déplore ainsi qu’à « l’approche des JOP 2024, l’Etat s’emploie à démanteler les bidonvilles en s’abritant derrière eux, les élus locaux, via des arrêtés municipaux qu’ils sont sommés d’acter pour lancer les procédures ». « Nous sommes pourtant plusieurs maires de gauche à rappeler à l’état ses obligations dans ce domaine », informe l’élu qui estime qu’ils « méritent une meilleure attention ».
Héloïse Thépaut
Formée à l'ISJT, Héloïse Thépaut est passée par La Tribune et l'Opinion Indépendante avant de rejoindre le Journal Toulousain en 2022.
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