Inquiets des conséquences de l’obligation du port du masque pour les enfants et leurs familles, les représentant des parents d’élèves de Toulouse demandent une meilleur application de la mesure. Des parents d’élèves s’inquiètent des conséquences du port du masque sur les enfants dans les établissements de Toulouse @ Alexandra Koch / Pixabay
Depuis la rentrée scolaire, tous les élèves de plus de 11 ans sont dans l’obligation de porter le masque dans les établissements de Toulouse comme partout ailleurs en France. Si la FCPE 31, principale organisation de représentants de parents d’élèves dans le département, ne remet pas en cause cette décision qui permet aux “enfants de retrouver le chemin de l’école en toute sécurité”, elle soulève toutefois plusieurs interrogations sur les modalités de cette application à propos desquelles elle attend des réponses de la part des autorités publiques.
La première d’entre elles concerne les conséquences financières de la généralisation du port du masque. “Le gouvernement a indiqué que les masques doivent être fournis par les familles, or certaines ne pourront pas assumer ce coût”, écrit la FCPE 31. Refusant de considérer les masques comme une fourniture scolaire classique, l’association estime au contraire au contraire qu’il s’agit d’un “accessoire de santé publique” et souhaite donc que “l’Etat dote les établissements en quantité suffisante”.
La FCPE 31 interpelle également les pouvoirs publics sur l’application réglementaire de l’obligation du port du masque. Selon elle, certains chefs d’établissements ont déjà menacé de renvoyer chez eux les élèves qui ne disposent pas de masque à l’entrée du collège ou du lycée. “Nous rappelons que cela est rigoureusement contraire aux règlements intérieurs. En effet, ces causes de renvoi ne sont pas prévues et ne peuvent donc pas être appliquées”. Les parents d’élèves estiment ainsi que la bienveillance et la pédagogie doivent être privilégiées.
De même, afin de palier aux conséquences pédagogiques du masque, l’organisme demande au ministère de l’Education nationale de proposer des modèles adaptés à tous les élèves, en prenant en compte le stade de croissance de chacun et la durée du port du masque (journée de classe, demi-pension, internat…). Et au nom de l’équité dans les apprentissages, la FCPE 31 souhaite aussi que les cas spécifiques des enseignants en classe maternelle ou auprès de publics sourds et malentendants soient pris en compte en les équipant en masques transparents.
Enfin, la FCPE 31 s’inquiète des premiers retours sur le port du masque toute la journée. “Au terme des premières journées d’école, des enfants commencent déjà à se plaindre de maux de tête, nausées ou malaises divers. Nous souhaitons que les pouvoirs publics étudient très rapidement les conséquences du port du masque sur le développement de l’enfant et sur la santé des enseignants, portent les résultats à la connaissance du grand public et, en fonction, ajustent sans délai le protocole de protection sanitaire”, conclut-elle.
La rédaction
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