En Ariège, le taux d’incidence du Covid se stabilise à 336 personnes contaminées pour 100 000 habitants. Un indicateur qui ne suffit pas à rassurer les autorités alors que la semaine dernière, 569 personnes ont été diagnostiquées positives et que 29 personnes sont mortes dans le département depuis le retour de l’épidémie.
« En Ariège la situation liée au Covid est toujours préoccupante. Et sur l’ensemble du territoire national, la situation épidémiologique s’emballe et et la propagation du virus s’accélère », alerte Chantal Mauchet, la préfète du département, qui rappelle que tous les indicateurs sont en hausse constante. Celle-ci s’inquiète notamment de la pression exercée sur les hôpitaux et les services de réanimation dont 80% des places sont désormais occupées par des patients souffrant de la Covid. À l’inverse de la première vague qui avait relativement épargné le département, l’Ariège est soumise à une forte accélération des demande en hospitalisation et à une mortalité bien plus importante.
Seul point optimiste, le taux d’incidence s’est stabilisé, après une légère baisse, autour de 336 personnes contaminées pour 100 000 habitants dans le département. Une valeur nettement en dessous de la moyenne nationale qui s’établit elle à 450 cas positifs pour 100 000 habitants. De même le taux de positivité en Ariège (15,4 %) est inférieur à ce que l’on observe au niveau national (20,6 %).
Toutefois, avec 81 nouveaux cas par jours (569 en une semaine) la pression sur les services hospitaliers continue de progresser. Aujourd’hui, 37 personnes sont actuellement prises en charge par les hôpitaux ariégeois, dont 7 d’entre elles au sein de services de réanimation. Comme dans tous les départements de la région, le Centre hospitalier intercommunal des vallées de l’Ariège (Chiva) a été obligé de renforcer sa politique de déprogrammation des soins les moins importants.
Le 29 octobre dernier, l’Agence régionale de santé (ARS) à déclaré le passage en niveau 4 de la doctrine d’adaptation de l’offre de soins, dans le cadre du Plan blanc déjà déclenché par le Chiva. « Nous allons devoir pousser la logique de déprogrammation afin de libérer des personnels et armer des lits de réanimation, en soin critique ou en médecine générale. Nous devons trouver un mode opératoire qui garantisse la réponse aux besoins de la population ariégeoise mais aussi, éventuellement, qui permette de participer à la solidarité régionale », précise Marie-Odile Audic-Gayol , Déléguée départementale la directrice territoriale de l’ARS.
Malgré une amélioration de la prise en charge et la mise en œuvre de soins moins intrusifs, le bilan continue toutefois de s’alourdir en Ariège. Le département compte désormais 9 décés en milieu hospitalier et 20 au sein d’Ehpad. Une surmortalité que Marie-Odile Audic-Gayol tient à relativiser notamment en raison de l’âge et de l’état de santé de patients. « Attention, ce ne sont pas des morts uniquement imputables au Covid ! Ce sont bien des personnes qui sont décédés avec le Covid, mais elle avaient d’autres pathologies ou des comorbidités. Elles sont comptées car elles ont été testées positives », nuance la directrice territoriale de l’ARS.
Commentaires
Sylvie Lahaye le 04/04/2025 à 07:37
Tous les décès sont déclarés covid comme ça les gens vivent dans la peur . Bien sûr il faut être prudent mais pas arrêté de vivre