Si la situation s’améliore au Nord, le Sud de l’Aveyron souffre encore du manque d’eau. Les restrictions des prélèvements et des usages à partir du milieu naturel sont donc toujours d’actualité. Voici les détails.
Ce mois de septembre est particulièrement pluvieux cette année, ce qui participe à la bonne réalimentation des cours d’eau sur les deux tiers Nord de l’Aveyron. Mais ce n’est pas le cas dans le Sud du département. En effet, même si quelques précipitations ont été recensées, « on observe un déficit pluviométrique de l’ordre de 10 à 30% dans le Sud (voire 35 à 40 % sur le secteur du Dourdou de Camares) », précise la préfecture. La situation reste donc précaire sur quelques bassins. D’autant que les prévisions météorologiques annoncent des pluies concentrées toujours sur le Nord de l’Aveyron.
En considérant que les périodes d’irrigation et la saison touristique sont maintenant terminées, les besoins en eau vont donc diminués comparés à ces derniers mois. Le préfet a donc décidé d’adapter les restrictions des prélèvements et usages d’eau à partir du milieu naturel, et ce à partir de samedi 5 octobre.
Ainsi, le Dourdou de Camarès amont et Len ainsi que sur l’Orb, passent en alerte renforcée. La Seye, la Baye, les affluents en rive droite du Tarn médian (hors rivière Tarn) et la Rance sont placés en alerte. Le Cérou non réalimenté, la Bonnette et ses affluents, le Tarn amont, le Dourdou de Camarès aval et Sorgues ainsi que l’Hérault sont en vigilance. Les restrictions y sont les suivantes :
A noter que, sur les affluents du Lot amont, les affluents rive gauche Truyère, les affluents du Lot domanial amont, la Diège, l’Aveyron source et son bassin, le Viaur non réalimenté et les affluents du Viaur, la Serène et ses affluents ainsi que l’Alzou et ses affluents, toutes les restrictions sont levées. Et qu’aucune mesure ne concerne les usages à partir des réseaux d’eau potable.
Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
Voir les publications de l'auteur
Commentaires