Cette nuit du jeudi 21 septembre, une nouvelle fusillade a eu lieu à Toulouse ; un jeune homme a été tué par balles dans le quartier d’Empalot à proximité d’un point de deal de drogue. Jean-Luc Moudenc réitère alors sa demande de moyens policiers supplémentaires pour lutter contre le trafic de stupéfiants.
Rue de Menton, dans le quartier d’Empalot à Toulouse, une fusillade a, à nouveau, eu lieu cette nuit du 21 septembre. Peu avant 22h, « un homme âgé de 27 ans a en effet été blessé par une arme à feu sur la voie publique », précise le Sdis 31. Malgré les tentatives de réanimation des témoins, puis des pompiers et du SMUR, la victime est décédée sur place. Le tireur, actuellement en fuite, est activement recherché par la police. Et si rien encore n’atteste d’un rapport avec un potentiel règlement de comptes lié au trafic de drogue, les coups de feu ont été portés à proximité d’un point de deal.
Depuis mai dernier, de nombreuses fusillades ont éclaté dans le quartier d’Empalot, dont une mortelle. Le 29 mai dernier, dans cette même rue de Menton, un jeune homme de 20 ans avait déjà trouvé la mort sous les balles d’une arme automatique. Et d’autres échanges de coups de feu ont émaillé l’été dernier. « Nous ne devons pas nous habituer à ces drames et nous laisser gagner par la lassitude », clame Jean-Luc Moudenc. Comme il l’a déjà fait il y a deux jours dans une tribune parue dans Le Monde, le maire de Toulouse réitère son cri d’alarme face au trafic de drogue « qui gangrène nos quartiers » et demande un véritable plan d’actions national.
« Ce qui s’apparente à un nouveau règlement de compte confirme l’urgence d’agir et de renforcer au plus vite tous les moyens de police et de justice, pour contrôler davantage ces points de deal qui font l’objet de rivalité entre bandes et démanteler les réseaux très organisés qui sont derrière », lance Jean-Luc Moudenc. Ainsi, si le contrat de sécurité intégréé signé entre la Ville et l’Etat prévoyait l’arrivée de 111 policiers supplémentaires à Toulouse, le maire en demande aujourd’hui 150, soit 39 de plus.
« Nous devons être fermes pour ramener la paix et la tranquillité dans le quotidien des habitants des quartiers, pris en otage. Plus que jamais, en concertation avec nous, élus de terrain, le gouvernement doit construire une nouvelle et forte impulsion, volontariste et dotée de moyens renforcés, pour agir et faire reculer ce fléau, à Toulouse et ailleurs dans nos villes de France », exhorte l’édile.
Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
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