Le maire de Toulouse appelle à la formation d’un « gouvernement de salut national » après des élections législatives qui ont débouché sur un paysage politique fragmenté. Il souligne aussi la nécessité d’une direction claire pour répondre aux attentes et aux angoisses des citoyens.
« À l’issue du second tour des élections législatives, les Français ont eu la sagesse d’écarter l’arrivée des extrêmes aux commandes de notre pays, refusant la dangereuse aventure que représentait le Rassemblement national, tout en limitant le nombre de députés mélenchonistes. Pour autant, comme en 2022, aucune majorité claire et absolue ne s’est dégagée », constate le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (ex-LR) dans un message publié sur le réseau social X au lendemain du scrutin.
Les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet ont accouché d’un paysage politique morcelé. Avec 182 sièges à l’Assemblée nationale, l’Union de la gauche devance le camp présidentiel (168 sièges), suivi du Rassemblement national (RN) et ses alliés (143 sièges) et Les Républicains (46 sièges).
« “Faire barrage” à une force politique ne suffit pas pour gouverner (le pays) », rappelle l’élu toulousain, soulignant la nécessité de lui donner une direction claire. « Maintenant, l’esprit de respect et de rassemblement doit prévaloir, avec comme unique boussole l’intérêt de la France et des Français. »
Face au morcellement de la société française, Jean-Luc Moudenc appelle à la formation d’un « gouvernement de salut national unissant la gauche républicaine, notamment les socialistes, l’ancienne majorité macroniste, la droite et le centre. En s’inspirant de ce que font les élus locaux, comme nous ici à Toulouse Métropole, ou encore d’autres démocraties européennes. »
Pour le premier magistrat de la ville de Toulouse, il convient de « s’entendre sur des mesures fortes et courageuses pour traiter enfin les problèmes qui nourrissent depuis trop longtemps les attentes et les angoisses de nos concitoyens ». Sinon, les extrêmes continueront à prospérer. « La France ne compte certainement pas 11 millions de fascistes mais de plus en plus de citoyens sincèrement inquiets et qui se sentent délaissés », considère Jean-Luc Moudenc.
Bryan Faham
Bryan Faham écrit pour le Journal Toulousain depuis 2021. Formé à l’ISJT, il est passé par le France-Guyane, 20 minutes, La Tribune et Freshr.
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