Des taux de polluants éternels supérieurs aux seuils recommandés ont été relevés dans l’eau potable de trois communes de l’Hérault. L’État et les collectivités mènent des investigations pour identifier l’origine de cette contamination et prévoient des solutions de traitement dès juillet 2025.
Une campagne de recherche menée en 2024 a mis en évidence des taux de PFAS supérieurs à la limite de qualité recommandée dans l’eau potable de trois communes de l’Hérault : Lunel-Viel, Saint-Just et Saint-Nazaire-de-Pézan. Présents dans des objets du quotidien comme les poêles antiadhésives ou les emballages alimentaires, les PFAS sont couramment appelés “polluants éternels”, du fait de leur persistance dans l’environnement et l’organisme.
Les concentrations relevées atteignent 0,15 µg/L à Lunel-Viel et 0,12 µg/L à Saint-Just et Saint-Nazaire-de-Pézan, dépassant la limite fixée à 0,10 µg/L par une directive européenne qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026. La recherche de PFAS dans l’eau potable sera alors obligatoire dans le cadre du contrôle sanitaire de l’eau.
Afin d’anticiper cette échéance, des analyses ont été menées pour identifier les causes de cette contamination. « Les analyses menées par la DREAL sur les sites industriels n’ont pas mis en évidence d’impact sur la qualité des eaux souterraines du secteur », indique la préfecture de l’Hérault. « Les collectivités ont effectué des analyses de PFAS en sortie de la station d’épuration, à divers points des cours d’eau du Dardaillon Est et Ouest, ainsi qu’au niveau des piézomètres proches du captage des Horts, sans qu’une source précise de pollution ne puisse être identifiée. »
Face à cette incertitude, les collectivités en charge de l’eau vont lancer une enquête environnementale pour mieux comprendre l’origine de ces polluants.
Pour réduire la présence des polluants éternels dans l’eau potable des trois communes de l’Hérault, des mesures correctives seront mises en place au plus tard le 1er juillet 2025. Suez et Veolia, exploitants des réseaux, prévoient d’installer une filtration par charbon actif adaptée à l’élimination des PFAS.
« Compte tenu du coût important des investissements nécessaires à la mise en place de ces solutions de traitement et afin de limiter la charge financière pesant sur les collectivités territoriales, le préfet de l’Hérault et l’Agence de l’eau apporteront leur soutien à travers des aides à l’investissement », fait également savoir la préfecture.
Bryan Faham
Bryan Faham écrit pour le Journal Toulousain depuis 2021, notamment sur les sujets en lien avec l’économie, l’aéronautique et le sport. Formé à l’ISJT, il a collaboré avec France-Guyane, TV Magazine, La Tribune et Freshr.
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