Le préfet de l’Hérault a interdit une manifestation considérée pro-palestinienne prévue à Béziers ce jeudi 19 octobre. Il invoque des risques de troubles à l’ordre public. La CGT, qui organise le rassemblement, ne comprend pas.
La manifestation qui doit avoir lieu devant la sous-préfecture de Béziers ce jeudi 19 octobre à l’appel de la CGT est interdite par la préfecture de l’Hérault. Le rassemblement, considéré par les autorités comme étant pro palestinien, n’est pas autorisé à cause d’un « risques manifestes de troubles à l’ordre public ».
« Cet appel à manifester qui pourrait rassembler plusieurs centaines de personnes, dont certains éléments radicaux, intervient dans un contexte international particulièrement sensible lié au conflit israélo-palestinien, après l’attaque terroriste du Hamas en Israël le samedi 7 octobre 2023, et dans une période de vigilance accrue liée au risque d’attentat sur le territoire Français (posture Vigipirate “urgence attentat” à son plus haut niveau) », explique la préfecture dans un communiqué.
La manifestation prévue ce jeudi 19 octobre à Béziers est nommé “Rassemblement pour la Paix en Israël et en Palestine”. « C’est la première fois qu’une interdiction de se rassembler est prononcée à Béziers contre nous », s’étonne Julien Rader, secrétaire de l’Union locale de La CGT à Béziers, dans un communiqué.
« Aussi, nous proposons de faire une conférence de presse dans la cour de la Bourse du travail à 18 heures, devant l’olivier que nous avons planté le 21 septembre pour appeler à la paix dans le monde », termine le représentant syndical.
La France était déjà sous tension depuis l’attaque du Hamas en Israël samedi 7 octobre. Elle l’est plus encore depuis l’assassinat de Dominique Bernard, professeur de lettres à Arras, par un ancien élève qui s’est radicalisé.
Le dispositif “urgence attentat” est appliqué. C’est le niveau le plus élevé du plan Vigipirate, qui vise à lutter contre le terrorisme. Il est déclenché en cas d’attaque terroriste ou de menace imminente. Les fausses alertes se multiplient depuis son activation, entraînant des évacuations de lieux recevant du public, comme l’aéroport de Toulouse-Blagnac, ou le confinement d’élèves dans des établissements scolaire.
Bryan Faham
Bryan Faham écrit pour le Journal Toulousain depuis 2021. Formé à l’ISJT, il est passé par le France-Guyane, 20 minutes, La Tribune et Freshr.
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