La commission de discipline de la LFP a tranché : Saint-Étienne obtient une victoire sur tapis vert après l’arrêt du match contre Montpellier le 16 mars. Menant 2-0 à la 63e minute, les Verts conservent ce score, tandis que Montpellier, dernier de Ligue 1, voit ses espoirs de rejouer s’envoler.
La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a tranché : Saint-Étienne se voit attribuer une victoire sur tapis vert après l’arrêt de son match contre Montpellier, disputé le 16 mars dernier lors de la 26e journée de Ligue 1. Les Verts, qui menaient 2-0 à la 63e minute en infériorité numérique, conservent donc ce résultat.
Montpellier, lanterne rouge du championnat, espérait pouvoir rejouer les trente dernières minutes pour tenter de récupérer un ou plusieurs points. Mais la décision de la commission met fin à ces espoirs. En plus de cette défaite confirmée, le club héraultais devra disputer ses prochains matchs sans la tribune Étang de Thau, qui restera fermée jusqu’à la fin de la saison.
L’interruption du match par l’arbitre François Letexier avait été motivée par plusieurs incidents graves. Une bombe agricole avait explosé en tribune, blessant une spectatrice à la jambe et nécessitant l’intervention des secours. Plus tard, après le deuxième but stéphanois inscrit par Lucas Stassin, une cinquantaine de fumigènes avaient été allumés et projetés sur le terrain. L’un des stadiers présents pour encadrer la rencontre avait été brûlé légèrement et transporté à l’hôpital. Par ailleurs, un début d’incendie dans la tribune concernée avait provoqué un important nuage de fumée noire.
Verdict de la commission de discipline après l’arrêt de #MHSCASSE pic.twitter.com/cOTbOcwR5k— MHSC (@MontpellierHSC) April 2, 2025
Si Montpellier peut regretter cette décision, une reprise du match aurait probablement entraîné une sanction autre, celle d’un retrait de point au classement. Le club présidé par Laurent Nicollin a toutefois encore des recours. Il peut faire appel de cette décision devant la commission supérieure d’appel de la FFF, bien que cette instance ait tendance à prononcer des sanctions plus lourdes. Une autre option serait de saisir le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour une tentative de conciliation, une démarche de plus en plus fréquente dans ce type d’affaires.
Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
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