Pour renforcer la sécurité en Lozère, un plan d’actions a été mis au point. Il prévoit plusieurs actions à Mende et dans le reste du département.
Présence et visibilité sur la voie publique, concentration des efforts, relation avec les maires et action conjointe avec la justice. Voilà les quatre piliers du plan d’actions départemental de la restauration de la sécurité du quotidien de la Lozère. « La Lozère est un département qualifié d’”hyper rural” qui peut sembler préservé en matière de sécurité. Néanmoins, ce constat positif ne doit pas occulter des évolutions préoccupantes. En effet, en raison des phénomènes de délinquance locale et de misère sociale, le sentiment d’insécurité est bien présent », affirme la préfecture du département.
Ainsi, à Mende, suitée en zone police, plusieurs problématiques ont été relevées comme des « incivilités, des troubles de voisinage et la présence de personnes marginales en cœur de ville », mais aussi la « consommation d’alcool sur la voie publique et troubles associés ».
Face à celles-ci, il est prévu une présence accrue de la police sur le terrain avec l’augmentation des patrouilles pédestres et à VTT « surtout en période estivale », de renforcer les contrôles, dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants, près de la gare routière et ferroviaire « en particulier lors du retour des élèves internes », un partenariat avec la police municipale via des patrouilles mixtes en VTT et des réunions mensuelles avec les services de l’Etat pour « échanger sur les problématiques locales » et enfin, un développement de la vidéoprotection dans le centre-ville, particulièrement « dans les zones sensibles ».
Dans le reste du département, qui se trouve en zone gendarmerie, d’autres problématiques viennent « s’ajouter à celles identifiées à Mende », comme le relève la préfecture. Elle fait ainsi état de « délinquance locale et itinérante (trafic de stupéfiants, atteintes à l’environnement, rassemblements illégaux) », d’un « habitat isolé et de précarité sociale » et d’un « afflux touristique saisonnier, notamment pour des événements festifs non-déclarés ».
En conséquence, les patrouilles de gendarmerie vont être augmentées pour « prévenir la délinquance et assurer la sécurité des transports », la surveillance des zones touristiques et des axes routiers en période estivale va être accrue, tout comme l’anticipation des événements et crises via la détection des mouvements séparatistes et des rassemblements illégaux, mais aussi la gestion des événements et crises « à travers des entraînements réguliers ». Pour protéger les personnes vulnérables et celles dépositaires de l’autorité publique, la préfecture veut par ailleurs maintenir le contact dans les zones isolées et avec les élus, protéger les mineurs et seniors et lutter contre les violences intrafamiliales.
Héloïse Thépaut
Formée à l'ISJT, Héloïse Thépaut est passée par La Tribune et l'Opinion Indépendante avant de rejoindre le Journal Toulousain en 2022.
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