Un collectif d’élus de l’agglomération de Toulouse adresse une lettre ouverte aux dirigeants du gouvernement, de la Région, du Département et de la Ville pour exiger l’organisation d’un “Grenelle des transports”.
« Pour préparer l’avenir. Le rendre vivable ». Un collectif d’élus de l’agglomération de Toulouse adresse une lettre ouverte à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Jean Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, Georges Méric, président du Département de Haute-Garonne, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et Jean-Michel Lattes, président de Tisséo pour demander à ce qu’un “Grenelle des transports” soit organisé.
Face aux changements climatiques, « des réponses politiques et collectives doivent être apportées », martèle le collectif, en appuyant sur la nécessité de développer les transports tels que le train, le bus, le vélo, le covoiturage, l’autopartage, etc.
« La population augmente toujours dans notre agglomération sans que les alternatives à la voiture individuelle ne suivent », appuie le collectif d’élus. Dans la métropole toulousaine, les transports « représentent 53 % des émissions de gaz à effet de serre », poursuit-il : « L’enjeu est de diminuer les émissions liées aux déplacements de personnes de 44 % par rapport à 2008, d’ici dix ans ».
Or, les projets de transports en commun ne font qu’être retardés, comme celui du téléphérique Téléo, repoussé au second trimestre 2022, ou encore de la troisième ligne de métro, prévue pour 2025, finalement annoncée pour 2028.
« Le plan vélo n’avance pas », ajoute les élus : « Il nécessiterait 300 millions d’euros d’ici 2026 pour réaliser plus de 600 kilomètres de pistes cyclables sécurisées, et une politique vélo globale proposant des services adaptés (location, réparation…) ».
Pourtant, selon l’association de surveillance de la qualité de l’air Atmo Occitanie, la concentration annuelle de microparticules chimiques atteint actuellement le « double de sa valeur limite ». Pour ce qui est du dioxyde d’azote, il atteint « plus du triple de sa valeur limite».
Alix Drouillat
Après avoir étudié le journalisme trois ans à Toulouse, Alix fait désormais partie de l’équipe du Journal Toulousain en parallèle de son cursus à l’ESJ Pro de Montpellier.
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