Après les colistiers issus de la société civile, place aux membres des partis politiques. Ce lundi 25 novembre, l’UDI 31 a ainsi présenté les deux premières personnalités encartées qui feront partie de l’équipe de Jean-Luc Moudenc pour les prochaines municipales.
Les partis politiques soutenant Jean-Luc Moudenc pour les prochaines municipales ont jusqu’au 30 novembre pour présenter leurs candidats. Sans attendre la date butoir, c’est l’UDI qui a tiré le premier ce lundi 25 novembre. Un parti, fondé par Jean-Louis Borloo et actuellement présidé par Jean-Christophe Lagarde, « vieil ami » de Jean-Luc Moudenc, qui n’était plus représenté dans la majorité municipale à la faveur de la recomposition du paysage politique depuis 2014. Conformément aux règles fixées par le maire sortant qui se réserve le droit d’agrément ou de récusation, Sophie Lamant, conseillère départementale d’opposition à la tête de la section UDI 31 depuis le mois dernier, a donc proposé deux noms qui ont été approuvés.
Le premier, Julien Grandchamp de Cueille n’est pas un inconnu du maire puisqu’il anime depuis plus d’un an les Jeunes pour Toulouse, groupe qui soutient l’action de la majorité. Opticien du centre-ville proposant un concept de lunettes écoresponsables, ce Toulousain de 34 ans est membre de l’UDI depuis 2012. Sensible au soutien apporté par les élus de la majorité face aux difficultés rencontrées par les commerçants du centre-ville, il dit « se reconnaître dans la volonté du maire de Toulouse de dépasser le clivage droite-gauche ».
Selon l’accord passé entre son parti et Jean-Luc Moudenc, il figurera en position inéligible sur la liste Aimer Toulouse, contrairement à la seconde représentante, Souhayla Marty. Chargée d’affaires puis du développement et des partenariats dans le secteur bancaire pendant 14 ans, cette dernière a rejoint tout récemment l’UDI, suite à sa rencontre avec Sophie Lamant lors d’ateliers du think tank Lab Citoyen, auquel elle a participé. À 39 ans, elle est aujourd’hui en reconversion professionnelle et sa connaissance des entreprises sera un « atout de plus » pour Jean-Luc Moudenc qui réaffirme ainsi son intention de miser à la fois sur la continuité tout en apportant à son équipe quelques touches de renouveau.
D’ailleurs, si le taux de nouveaux venus auprès du candidat à sa réélection sera globalement de 30 %, « les colistiers en position éligible seront majoritairement des sortants », confirme ce dernier. Quant au nombre de places accordées à chaque parti, il dépendra là aussi en partie du travail réalisé ces cinq dernières années au sein de la majorité. « Les critères sur lesquels je me base ne sont pas scientifiques, il s’agit plus d’un croisement de données. Mais ce qui a été accompli durant ce mandat ne doit pas être effacé par l’évolution du paysage politique », explique-t-il.
Dans les prochains jours, les différents partis et mouvements avec lesquels des accords ont été conclus (LREM, Agir, MRSL…) dévoileront à leur tour les personnalités proposées pour intégrer la liste Aimer Toulouse. Le Modem, lui, entretient le suspens. Mais pas d’inquiétudes ni de polémiques pour l’édile qui « respecte l’attitude du parti qui prolonge sa réflexion ».
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