Depuis ce mardi 1er avril, la Mairie de Carpentras a mis en place un couvre-feu pour les mineurs. Ces derniers ont désormais interdiction de se déplacer sans adulte dans certains quartiers de la ville à certaines heures de la journée. Voici ce qui est prévu.
Face à la montée de la délinquance et des risques encourus par les jeunes, la Mairie de Carpentras a décidé d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs. Depuis ce mardi 1er avril, les adolescents de moins de 13 ans, et dans certains quartiers ceux de moins de 16 ans, ne pourront plus circuler librement la nuit sans accompagnement. Cette mesure, qui s’étendra jusqu’au 1er octobre, a ainsi pour objectif de préserver la sécurité publique et de lutter contre l’exploitation des mineurs par des réseaux criminels.
La décision de Serge Andrieu, maire de Carpentras, s’inscrit dans une volonté de « protéger les jeunes ». « Dans un souci constant de préservation de la tranquillité et de la sécurité de tous, j’ai décidé d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés, à compter du 1er avril 2025 », a-t-il déclaré.
Ce couvre-feu concerne donc les mineurs de moins de 13 ans entre 23 heures et 6 heures dans plusieurs quartiers prioritaires, notamment Pous du Plan, Amandiers-Éléphants, Quintine, Villemarie, Bois de l’Ubac, Le Parc et le Centre-Ville. Pour les quartiers du Pous du Plan et du Bois de l’Ubac, la mesure est élargie aux moins de 16 ans.
Ce dispositif répond à une double problématique : d’une part, la recrudescence des actes de délinquance impliquant des mineurs, et d’autre part, leur implication croissante dans les trafics de stupéfiants. « Face à la recrudescence des actes de délinquance impliquant des mineurs et aux risques accrus pour leur sécurité, cette décision vise à prévenir les troubles à l’ordre public et à protéger nos jeunes », a expliqué le maire avant d’ajouter : « Elle vise également à prévenir et lutter contre la participation des mineurs aux trafics de stupéfiants, où ils sont souvent sollicités comme guetteurs ou vendeurs en raison de leur jeune âge et d’une responsabilité pénale inexistante ou atténuée. »
En cas de non-respect de l’arrêté, les forces de l’ordre auront pour mission de reconduire les jeunes contrevenants à leur domicile ou de les placer temporairement dans un foyer de l’Aide Sociale à l’Enfance.
Mettant l’accent sur la prévention plutôt que sur la répression, le maire souligne que « cette mesure n’a pas pour vocation de stigmatiser la jeunesse, mais bien d’assurer sa protection et de garantir la sérénité de tous ». Il ajoute : « Je compte sur la responsabilité des parents et sur l’engagement de l’ensemble des acteurs locaux pour accompagner cette initiative. »
Notez enfin que si les effets de cette expérience s’avèrent concluants, le dispositif pourrait être reconduit au-delà du 1er octobre 2025.
Gala Jacquin
Journaliste multimédia formée à l'ISJT, elle est notamment passée par La Voix du Midi Lauragais, 100 % Radio et L'Opinion Indépendante avant de rejoindre le Journal Toulousain en 2023.
Voir les publications de l'auteurÀ lire aussi sur le même sujet :
Actualités en continu - Vaucluse
Commentaires