Liberté. Suite aux attentats de janvier dernier, l’affaire Calas résonne toujours autant.
« Tolérance », c’est le mot que l’on retiendra en ce jour de commémoration. Cette date du 9 mars est symbolique car elle marque le jour de l’exécution de Jean Calas, commerçant protestant accusé à tort puis exécuté pour le meurtre par pendaison de son fils ce dernier souhaitant se convertir au christianisme. Cette affaire criminelle, la plus importante de l’histoire toulousaine, fut à l’origine du traité sur la Tolérance écrit par Voltaire en 1763, qui se battra jusqu’à obtenir la réhabilitation de Calas en 1765. Devant des Toulousains venus Place Saint Georges pour assister à l’inauguration du « square Jean Calas », le président de l’association « Jean Calas, l’Europe nous regarde », Claude Dupuy, débute la cérémonie, aux environs de midi, par une petite intervention afin de remercier les personnes présentes et rappeler ce pourquoi tout le monde est présent aujourd’hui avant de transmettre la parole au maire, Jean-Luc Moudenc.
« On regarde 250 ans en arrière mais les chantiers de l’avenir sont tout aussi importants »
Dans son discours, le locataire du Capitole a tenu à rappeler la place occupée par Jean Calas dans la mémoire toulousaine. Il a invité les Toulousains à un devoir de mémoire et a promis de mettre en lumière le nom de Jean Calas à travers diverses infrastructures (une école Jean Calas existe déjà) municipales. Devant de nombreux élus parmi, le maire a fait un parallèle avec les événements tragiques de janvier dernier, les attentats provoqués par des « fanatiques » adeptes de « l’obscurantisme ». Il a rappelé la valeur cardinale de la tolérance mais a également souligné l’angoisse montante pour la nouvelle génération confrontée à de nouveaux modes de communication : « C’est un défi de les aider à comprendre. » Et de conclure : « On regarde 250 ans en arrière mais les chantiers de l’avenir sont tout aussi importants.» Le cortège a ensuite était invité à se diriger 50 rue des Filatiers, derrière la place Esquirol, face à la maison qui fut celle de Jean Calas. La façade semblable à celle des autres bâtisses du centre de Toulouse était couverte d’un rideau de fer sur lequel nous pouvions lire de nombreux messages de tolérance, mais aussi des rappels historiques sur l’affaire et ses différents protagonistes. Une plaque commémorative avec une citation de Voltaire, « Criez et que l’on crie », issue du Traité sur la Tolérance, a été ensuite dévoilée par le maire et Claude Dupuy.
La rédaction
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Commentaires
vanels le 02/04/2025 à 14:02
Et la vidéo surveillance, il en aurait pensé quoi Voltaire, M. le locataire du Capitole ?