Par Anne Mignard
«Pas question de renoncer à sortir», affirmait Marie dès vendredi matin sur sa page Facebook. Cette Toulousaine va même plus loin : «Dire que maintenant, moi qui déteste aller voir les feux d’artifice, je vais y aller tous les ans et à chaque fois qu’il y en aura un à proximité… Le combat continue.» «Il ne faut pas s’arrêter de vivre, il faut sortir comme tous les jours et montrer par des rassemblements qu’ils ne nous atteindront pas», appuie Alain, un retraité, qui avoue avoir quand même un peu peur. Même si les effectifs renforcés de policiers l’ont rassuré : «Après, on a beau mettre des militaires, rien ne peut arrêter un camion de 19 tonnes comme sur la promenade des Anglais.»
Une maman et ses deux filles, des Normandes de passage à Toulouse, ont choisi ce lundi de faire leur shopping. Toutes les trois ont conscience qu’il y a peut-être danger à trainer dans les magasins au milieu de la foule. «Mais que faire ? On ne va pas rester enfermées. Il faut continuer. C’est ça, résister», affirme la plus jeune, Alexandra.
« Pour que la République existe, il faut qu’elle se partage et qu’elle se vive »
«Il ne faut pas baisser les bras», insiste Thierry Ramond. Cela fait déjà plusieurs mois que le président de la section toulousaine de la Ligue des droits de l’Homme tient le même discours. «Résister c’est instruire et éduquer. On a besoin de l’école et des associations d’éducation populaire pour lutter contre l’ignorance et éviter aux jeunes de sombrer. Les enfants, les ados ne doivent pas être livrés à eux même.» Autre impératif : «Il faut aussi tout faire pour empêcher l’isolement des populations, des quartiers. Pour que la République existe, il faut qu’elle se partage et qu’elle se vive ».
La mairie de Toulouse, elle, ne souhaite pas communiquer. Lundi, elle a appelé tous les habitants à se rassembler dès midi sur la place du Capitole pour une minute de silence. Des centaines de personnes ont assisté à l’hommage.
La rédaction
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