Deux jeunes femmes, une journaliste et une avocate, se lancent un défi sportif : parcourir 500 km à vélo pour soutenir l’association toulousaine « La Cloche » qui lutte contre l’exclusion des personnes sans-abri. Amandine Bessard et Lucie Borde vont parcourir 500 km à vélo en faveur des sans-abri. © Quentin Girard
Du 10 au 15 août, Amandine Bessard et Lucie Borde, deux amies parisiennes, se lancent un défi en parcourant 500 km à vélo, pour soutenir l’association La Cloche qui lutte contre l’exclusion des personnes sans-abri. Cette avocate spécialisée en droit du travail et cette journaliste vont prendre la route pour un troisième périple solidaire à bicyclette, en logeant le Canal des Deux mers, de Castelnaudary à Royan. « Pour nous, Breakaway (se détacher en anglais, NDLR) évoque une échappée pendant le tour de France. La sortie d’un coureur peut faire basculer l’attitude des autres au sein du peloton. Cela reflète l’esprit de notre projet : inspirer et motiver à changer », justifie Lucie Borde, la magistrate.
Afin de partager leur expérience, les deux jeunes femmes publient régulièrement du contenu sur leur page instagram, à propos de chacun de leurs défis sportifs. Elles y racontent les péripéties qu’elles traversent, mais communiquent également des chiffres clés ou des témoignages relatifs au sujet. Ainsi, cette course sert de vitrine à leur plateforme solidaire et encourage les personnes qui les suivent sur les réseaux sociaux ou qu’elles croisent sur leur chemin de faire des dons aux profits des structures partenaires. Une collecte qui contribuera notamment à financer les campagnes d’information et de sensibilisation de l’association, mais aussi des formations et des événements facilitant la rencontre et la création de lien social avec les sans-abri. L’argent récolté permettra également d’offrir des produits de première nécessité (repas, cafés, nourriture pour les animaux, etc.) à ces citoyens en situation précaire.
Durant leur parcours, les jeunes femmes réaliseront de courtes vidéos dans lesquelles elles présenteront des bénévoles de l’association, dont certains sont eux-mêmes sans domicile, par le biais de petits portraits. Une manière de mettre en lumière le lien précieux qu’entretiennent ces derniers avec La Cloche. En effet, les nombreuses rencontres provoquées par cette aventure seront, pour les deux cyclistes, autant d’occasions pour défendre cette cause qui leur tient à cœur. « Nous voulons, malgré la route, prendre du temps pour inciter les personnes croisées à changer de regard sur la vie à la rue », explique Lucie Borde.
Ce n’est pas la première fois qu’Amandine Bessard et Lucie Borde se lancent un défi au profit de structures solidaires. Depuis deux ans, les deux copines, amatrices de randonnée, ont décidé de partir chaque été avec leurs vélos, silloner les routes de France pour défendre des causes qui leur sont chères. « Nous choisissons les thématiques en fonction de l’actualité et des périodes de nos vies », indique Amandine Bessard. En 2018, pour la première expédition, les deux cyclistes pédalent pour « Women Safe ». Une association basée à Paris, qui vient en aide aux femmes et aux enfants victimes de violences familiales. Dès l’année suivante, elles parcourent 450 km pour « Les mains dans le sable », une association environnementale qui organise la collecte de déchets sur les plages.
En 2020, c’est un terrible constat qui pousse les deux baroudeuses à remonter en selle. « Il y a 200 000 personnes dans la rue en France, c’est énorme ! C’est ce qui nous a incités à contacter La cloche pour apporter notre pierre à leur édifice », s’émeut Amandine Bessard, qui travaille comme journaliste le reste de l’année. Celle-ci souligne que ces rendez-vous annuels sont l’occasion pour elles de se retrouver. « Ces moments nous rapprochent. Nous sommes fières, lorsque le périple se termine, de constater que notre objectif a été atteint. » Cette année, elles espèrent récolter 1500 euros.
Et ces deux femmes, aussi sportives qu’engagées, ne sont pas près de descendre de vélo. Elles sont déjà en train de planifier le défi qu’elles relèveront l’année prochaine.
Léa Barrau
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