Beauté. La société castraise Seppic fabrique des ingrédients cosmétiques à partir de ressources renouvelables, c’est-à-dire biosourcées. L’entreprise utilise notamment la culture de macro algues en laboratoire, pour limiter leur récolte en mer.
Par Fleur Olagnier
Adieu colorants, parfums et conservateurs. Place aux ingrédients produits à partir de ressources renouvelables, ou biosourcés, pour nos cosmétiques. Le laboratoire castrais Seppic, fabricant de composants cosmétiques, développe pour les grands groupes français et internationaux du domaine, des ingrédients 100% naturels, renouvelables et biodégradables.
Parmi ses activités innovantes en la matière, le laboratoire a par exemple imaginé une procédure pour produire des actifs – molécules actives qui possèdent des bienfaits pour la peau – issus de macro algues. « La technique nommée “Celebrity” consiste à collecter des macro algues riches en antioxydants à un stade spécifique de leur croissance, puis de les cultiver en laboratoire », détaille Nathalie Chevrot, chef de marché chez Seppic. « Faire se reproduire ces plantes dans des “bioréacteurs” permet ainsi de ne pas retourner en récolter trop dans la nature. »
En outre, Seppic a conçu un tensioactif concentré nommé Sepiclear G7. Ce solubilisant naturel dérivé de sucre et d’huile de ricin est 100% biosourcé, et a été récompensé par le prix Pierre Potier. Ce prix de l’innovation de la chimie en faveur du développement durable distingue chaque année des entreprises ayant imaginé un produit ou un procédé chimique “propre”. De plus, l’ingrédient cosmétique est facilement biodégradable et respecte les “12 principes de la chimie verte”. En suivant ces mêmes 12 critères, la société fabrique également une gamme d’émulsionnants biosourcés baptisée Montanov, qui donne leur texture aux cosmétiques.
D’autre part, normes et labels sont un moyen pour les grandes marques de cosmétique clientes du laboratoire castrais de concevoir crèmes, masques et autres produits de maquillage naturels. Les chimistes de Seppic travaillent donc sur une méthode de dosage au carbone 14 qui permet de déterminer si un ingrédient cosmétique est bien 100% d’origine biosourcée, c’est-à-dire renouvelable. « Grâce au partenariat avec l’association Chimie du Végétal, ce dosage est devenu une norme européenne en 2016 », précise Nathalie Chevrot. « À ce jour, 35 produits fabriqués par notre laboratoire bénéficient de cette estampille. »
La rédaction
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