La lecture est un passe-temps évident quand on est cloîtré chez soi. Au point que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire envisage la possibilité de rouvrir les librairies pendant la période de confinement. D’ici là, voici comment se procurer la matière première, lorsque la plupart des commerces sont fermés. ©Stewart Butterfield
À tous ceux d’entre vous qui se plaignaient de ne pas avoir le temps de bouquiner, le confinement va vous permettre de vous y remettre. Mais encore faut-il pouvoir se procurer les ouvrages…
La première solution et la plus économique est de faire l’inventaire de sa propre bibliothèque et de se replonger dans les romans oubliés. Il vaut mieux s’assurer toutefois de ne pas se souvenir de l’épilogue, ce qui gâche un peu le plaisir. Il est également possible d’acheter, en même temps que les denrées alimentaires, les dernières parutions dans les supermarchés qui, eux, demeurent accessibles. Leur rayon librairie-papeterie peut dépanner.
La meilleure option étant celle des librairies qui vendent aussi la presse, ces commerces-là ayant été autorisés à rester ouverts. Toujours en gardant une bonne distance de sécurité, vous pourrez aller faire votre sélection sans souci. Pensez tout de même à en prendre plusieurs si vous êtes un gros lecteur, cela vous évitera d’y retourner.
Et si les librairies ne peuvent plus accueillir de public, il y a l’alternative de la commande en ligne. La plupart ont fermé leur site Internet et informent leurs clients qu’il n’est plus possible d’y effectuer des achats, mais les plateformes mutualisées de librairies indépendantes comme librairie.com ou placedeslibraires.com semblent encore assurer les livraisons.
Pour ceux que la lecture numérique ne rebute pas, il y a aussi les e-books. Étant téléchargeables, ils ne pâtissent pas des règles de confinement. Si la sensation est différente d’un livre papier, les ouvrages dématérialisés ont l’avantage d’être moins chers à l’achat. Par exemple, le dernier roman du Toulousain Jean-Paul Dubois, « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon », paru aux éditions de l’Olivier, qui a remporté le prix Goncourt 2019 est à 13,99 euros en version numérique contre 19 euros en papier.
Il est même possible de dénicher des e-books totalement gratuits. Wikisource, Gutenberg Project et Gallica sont des plateformes qui compilent les ouvrages numérisés par la Bibliothèque nationale de France, tombés dans le domaine public. Ces œuvres sont certes plutôt classiques, mais d’autres sites proposent une plus grande diversité de lectures, comme la bibliothèque numérique de TV5 monde, ou ebooksgratuits.com… Un éditeur toulousain, L’Attribut, offre même, durant la période de confinement, un accès libre et gratuit à ses volumes et magazines.
Et si vous souhaitez éviter les écrans, il vous reste les livres audio. Cette pratique de lecture n’est pas réservée aux personnes mal ou non voyantes, elle peut aussi devenir une nouvelle façon de s’approprier une œuvre. En écoutant une histoire, la perception d’un roman peut être totalement différente que s’il est lu. Racontés par des conteurs professionnels, les intonations, les phrasés et les rythmes d’élocution permettent de vivre sa « lecture » autrement. Une sensation à découvrir.
La rédaction
Le Journal toulousain est un média de solutions hebdomadaire régional, édité par la Scop News Medias 3.1 qui, à travers un dossier, développe les actualités et initiatives dans la région toulousaine. Il est le premier hebdomadaire à s'être lancé dans le journalisme de solutions en mars 2017.
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