Après avoir hésité, le groupe toulousain KKC Orchestra a finalement décidé de sortir son nouveau clip, « Danse », en plein confinement. Un morceau idéal pour mettre un peu de joie dans l’actualité, avant que ses auteurs ne puissent retrouver la scène. ©Fabien Espinasse
Avant de sortir son niveau clip, pile au moment où démarrait le confinement, le groupe KKC Orchestra, bien connu de la scène toulousaine, a forcément hésité. « Nous sommes comme tout le monde, coincés entre l’inquiétude et l’envie de penser à autre chose. Mais on s’est dit ça nous ferait du bien et que ça ferait sûrement du bien à d’autres gens. Le clip était prêt depuis un mois et on en est très fier, c’est le premier réalisé entièrement par nos propres soins. », raconte Julien Champreux, le chanteur du groupe.
Les adeptes du fait maison ont été bien inspirés. Le morceau, intitulé ”Danse”, s’avère particulièrement adapté pour apporter un peu de joie dans les foyers à l’heure du confinement. « Il y a un mois, nous avions sorti un précédent clip d’une chanson qui s’appelle ”Masqué”. Promis, ce n’est que du hasard », rigole le chanteur.
Habitué à explorer différents styles (chanson française, electro, swing, hip-hop…), KKC Orchestra s’est offert avec « Danse » une escapade vers la trap, sonorité très actuelle du rap au tempo particulièrement soutenu. Avec ce titre calibré pour faire un malheur sur scène, les musiciens invitent parents et enfants à bouger ensemble devant l’ordinateur, voire à mettre les baffles à la fenêtre pour faire vibrer tout le quartier. L’inverse du temps calme en somme. Et une pause salvatrice dans le planning.
Ce serait en tout cas une magnifique consolation pour le groupe, qui comme de nombreux artistes, est dans l’expectative la plus totale. « L’épidémie arrive pile au moment où l’on aurait dû commencer à enchaîner les dates pour présenter les nouveaux titres de l’EP (mini album, ndlr) qui devait sortir en avril, avant les festivals d’été. Et dans notre cas, contrairement à des grosses dates au Zénith ou autre, il s’agit de d’annulations pures et simples et non pas de report », précise Julien Champreux depuis le Lot, où il est désormais installé comme deux autres musiciens du groupe – le quatrième vit toujours à Toulouse.
Pour soutenir les intermittents du spectacle, le gouvernement a notamment décidé de neutraliser, c’est à dire de ne pas prendre en compte, la période de confinement pour le calcul du nombre de cachets que les artistes doivent réaliser pour ouvrir leur droit à l’assurance chômage. « C’est une réelle chance d’avoir encore un système qui permet d’être aidé mais pour autant, avec toutes ces dates loupées, l’incertitude est énorme pour la suite », confie celui qu’on surnomme aussi Djul. La seule chose sûre et certaine selon ce dernier, c’est que le premier concert d’après confinement sera forcément « un moment magique ».
La rédaction
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