En Occitanie, la production d’ électricité renouvelable couvre 38% de la consommation régionale. Un chiffre en constante augmentation depuis que les pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité d’une alternative au nucléaire. Ce dernier constitue encore plus de 50% de la production énergétique mais le ministère de l’Environnement a annoncé sa volonté de la diminuer de 2 à 15% entre 2019 et 2023.
Toutefois, les opportunités de production d’énergie renouvelable restent tributaires du climat et des aléas météorologiques. À Toulouse d’ailleurs, les alternatives ne sont pas si nombreuses. Il n’y aurait pas de collines assez élevées ni assez exposées au vent pour envisager la piste éolienne manière conséquente. Et évidemment, sans mer ou océan à proximité, impossible de penser à l’exploitation marémotrice. Reste alors le photovoltaïque, très peu développé dans la ville par manque de place, ou l’hydroélectrique. Concernant cette dernière option, l’exploitation est arrivée à sa capacité maximale sur notre territoire, tous les barrages ayant été mis à contribution par des centrales. Peut-être faut-il alors envisager des dispositifs à petite échelle mais plus nombreux, pouvant combiner plusieurs types de production, qu’elles soient donc publiques ou même privées ?
Cela supposerait une implication citoyenne plus importante. Comme le prouvent plusieurs habitants de l’agglomération dans le dossier de cette semaine, les initiatives personnelles peuvent trouver leurs échos en permettant une autonomie électrique pour chaque foyer. Ajoutée à la puissance de production mise en place par les politiques publiques, cette indépendance a peut-être un avenir. Car, comme tout le monde le sait désormais, les ressources pétrolières et gazières ne sont pas infinies. Il faut envisager de nouvelles options. Et certaines restent encore sous-exploitées, comme la chaleur fatale. Il s’agit de dériver la production de chaleur d’un site qui n’en constitue pas l’objet premier. Ainsi, la déperdition de celle émise par le traitement des déchets de l’usine d’incinération du Mirail pourrait être transformée en électricité, en plus d’assurer le chauffage dans les immeubles du quartier. Encore des pistes à explorer donc pour repenser notre production d’électricité… Sans oublier la simple économie d’énergie.
La rédaction
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