À l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets, qui s’est tenue du 18 au 26 novembre, j’ai décidé de me passer de plastique. Tout simplement parce que ce matériau est jetable, non recyclable (ou très peu), polluant et potentiellement toxique pour la santé. Un véritable défi car le plastique est partout : emballages alimentaires, produits d’hygiène et ménager, électroménager et même vêtements ! Océane Redon
Dans mes placards, il y a du plastique partout. Bouteilles de shampooing, brosse à dents, tupperware, emballage du jambon… Même mon ordinateur, mon téléphone et sa coque protectrice sont en plastique ! Mais Aline Gubri, auteure du livre “Zéro plastique, zéro toxique”, me rassure (à moitié) : « Le degré de dangerosité pour la santé varie selon la manière dont on l’utilise. Lorsqu’un aliment ou une boisson chaude est en contact avec du plastique (gourde, passoire, vaisselle plastique…), les solvants du plastique risquent de migrer dans votre aliment. » Du plastique dans ma salle de bain
Si je veux réduire ma consommation de plastiques, il me faut donc me concentrer en priorité sur ceux en lien avec l’alimentation. Direction les épiceries locales Ceci & Cela et Day by Day où j’achète en vrac des produits secs et des légumes. J’emballe mes emplettes dans du papier kraft. J’apprends d’ailleurs que si je ramène le pot (vide) de mon miel, je récupérerai 20 centimes. Chez moi, je range mes courses dans mes nouveaux bocaux en verre et en inox. Deux matériaux plus sains que le plastique. Pots en verre chez Ceci & Cela
J’achète aussi du shampooing et un déodorant solides, emballés dans du papier, et privilégie les contenants en verre pour les crèmes. « Beaucoup de produits hydratants sont composés de dérivés de matières plastiques, comme l’EDTA. Il ne faut pas oublier que la peau absorbe beaucoup des éléments qu’on y applique, y compris ces substances toxiques », prévient Aline Gubri. Et à chaque achat, j’opte pour le liquide plutôt que la carte bancaire (100% plastique) et refuse le ticket de caisse, qui peut être composé de bisphénol A (du plastique).
À l’heure du ménage, je réalise que les produits d’entretien sont contenus dans des bouteilles plastiques. Sur le blog toulousain C. l’air du temps, j’apprends qu’avec du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude et/ou du savon de Marseille, je peux laver les sols, nettoyer les vitres ou désinfecter les toilettes. Pour le linge, je découvre la recette d’une lessive maison à base de savon de Marseille, bicarbonate de soude, cristaux de soude et vinaigre blanc. Des solutions écologiques et économiques. Mon ami le bicarbonate de soude
Comme chantait Aqua en 1997, « I’m a Barbie girl, in a Barbie world. Life in plastic, it’s fantastic. » En effet, après cette semaine, j’ai vu qu’il m’était impossible de bannir le plastique de ma vie. Il se cache partout, y compris dans mes vêtements en polyester. Mais s’il y a ceux qu’on ne peut éviter (les objets électroniques, les câbles, les emballages de médicaments, les stylos…), il y en a dont on peut se passer. Désormais, je vais lire les étiquettes (des habits et des cosmétiques), utiliser du papier kraft pour empaqueter la nourriture (et les cadeaux de Noël), investir dans des cintres en bois, remplacer mes ustensiles de cuisine… mais surtout fuir les aliments préemballés. « Il s’agit de repenser son mode de vie. Au fur et à mesure, on en vient à réfléchir à toute la chaîne de production de ce que l’on consomme et ses impacts. On devient un consom’acteur. Mais ça ne se fait pas du jour au lendemain, il faut le faire petit à petit », conclut Louise Cardona, fondatrice du magasin Ceci & Cela.
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