Estelle Amouroux est une « militante toulousaine convaincue ». Elle est porte-parole de l’association Animal Amnistie, créée en 2007, dont le but est de lutter en faveur des droits des animaux, de combattre toutes les exploitations qui engendrent leur souffrance ainsi que de promouvoir le végétalisme et le véganisme
Lettre ouverte à l’humanité,
Le samedi 13 février, les militant-e-s d’Animal Amnistie se sont réuni-e-s afin de dénoncer l’exploitation animale. Une cinquantaine était présente, vêtue de noir, tenant des pancartes évoquant le sort des animaux et répondant aux questions des passant-e-s interloqué-e-s par cette mise en scène.
Notre association créée en 2007, a pour but de dénoncer ce que subissent quotidiennement les animaux, pour notre alimentation, nos vêtements, nos produits d’hygiènes, cosmétiques, nos médicaments, nos loisirs ou tout simplement les constructions humaines. Dénoncer pour obtenir la reconnaissance des droits des animaux, leur droit à vivre librement et à disposer d’eux-mêmes.
Régulièrement, notre association organise des événements visant à informer les passant-e-s sur l’exploitation animale et les alternatives qui nous sont offertes. Au mois de janvier, nous nous sommes réunis pour dénoncer l’utilisation de la fourrure, du cuir, de la soie ou encore les plumes dans l’industrie textile. Ce mois-ci, l’événement visait à mettre en avant les utilisations des animaux, dans tous les domaines (vivisection, chasse, pêche, fourrure, cuir, viande, zoo, cirque, équitation, corrida, lait, etc.).
Pourquoi est-il nécessaire de cesser d’exploiter des animaux ?
L’exploitation animale implique l’existence d’un système idéologique complexe qui vise à la rendre acceptable moralement : la banaliser, la justifier, l’entériner et enfin empêcher sa remise en question. C’est ce qu’on appelle le spécisme.
« 3 000 000 d’animaux tués par an en France pour la consommation humaine »
Le mouvement antispéciste est donc politique et vise à lutter contre le principe de domination et de discrimination d’une espèce sur les autres. Rien ne justifie que l’on prive de son droit de vivre un individu, quelle que soit son espèce. Aujourd’hui, les animaux souffrent et meurent pour le confort, l’amusement ou le plaisir gustatif des humains. Un mode de vie éthique, n’engendrant aucune souffrance animale, est pourtant possible : le véganisme. Il consiste à ne consommer aucun produit animal, que ce soit pour son alimentation, ses vêtements ou les produits d’usages quotidiens (cosmétiques, hygiène, tabac…). Il ne s’agit évidemment pas de ne plus utiliser aucun de ces produits, mais au contraire de recourir à des alternatives non testées sur les animaux et ne contenant aucun produit d’origine animale.
Il faut aussi prendre conscience qu’au-delà des souffrances infligées aux animaux, un mode de vie basé sur l’exploitation animale engendre des problèmes environnementaux et de santé publique.
Les prochains rendez-vous auront lieu le vendredi 4 mars, avec la projection gratuite du film “My life’s cage”, à la salle Osète (6 rue du Lieutenant Colonel Pélissier à Toulouse) suivie d’une conférence sur le véganisme ; et le samedi 19 mars avec la journée sans viande, au Métro Capitole. Nous vous invitons à venir nous rencontrer pour débattre ensemble ou vous informer. Vous pouvez aussi nous retrouver sur notre site web : www.animalamnistie.fr ou sur Facebook : Animal Amnistie.
À l’heure actuelle, on estime à 3 000 000 d’animaux tués par an en France pour la consommation humaine. Aucun chiffre n’existe pour quantifier l’ensemble des victimes d’exploitation.
Myriam Balavoine
Commentaires
Evge le 02/04/2025 à 14:31
En France, 3 millions d'animaux sont tués par JOUR et non par an ...
(animaux terrestres tués dans les abattoirs pour la consommation humaine)