La société toulousaine d’analyse et de prévision océanique Mercator Océan, basée à Ramonville-Saint-Agne (31), a été choisie en novembre dernier par la Commission européenne pour mettre en place le « Copernicus Marine Service »», lancé officiellement le 1er mai. Explications.
Par Soledad Arque-Vazquez
C’est une consécration pour la filière d’océanographie opérationnelle toulousaine. Lancée en 1995 par 5 associés, Mercator Océan innovait en mettant en place un service capable de décrire et de prévoir l’océan de façon opérationnelle, comme la météo décrit l’atmosphère et prévoit le temps qu’il fait. Quinze ans plus tard Mercator Océan est devenu le premier centre français d’analyses et de prévisions océaniques capable de concevoir et de développer des systèmes d’analyses en mesure de décrire l’état de l’océan en 3D, en temps réel ou en différé à n’importe quelle échelle. Après avoir lancé leur premier bulletin de prévision en 2001, aujourd’hui, Mercator Océan déploie à Toulouse son service de prévision océanique que vient de lui confier l’Union Européenne. Baptisé Copernicus Marine Service, c’est une mission de 144 millions d’euros que doit piloter la société toulousaine sur la période 2014-2021.
Un service accessible à tous et aux multiples usages
Le Copernicus Marine Service est un portail internet destiné à de nombreux usages. A des fins commerciales ou scientifiques, pour les simples citoyens curieux de l’état de leurs océans ou pour des missions de service public, chacun peut accéder gratuitement et librement à des informations de tous les océans du globe comme la température, les courants, la couleur de l’eau ou encore l’épaisseur de la glace de mer. Il apporte ainsi une contribution essentielle à la science et à l’innovation sur tout le globe : la sécurité en mer, les ressources maritimes (pêche, énergie renouvelable), la lutte contre la pollution (surveillance des déchets radioactifs Fukushima), le soutien à l’armement… Pour cette entreprise de l’océan qui compte cinq associés (CNRS, IRD, Météo France, Ifremer, SHOM) et un parteniare historique le CNES, il s’agit de mettre à disposition des données essentielles aux scientifiques, organisations et entreprises du monde entier. Nombreux sont ceux qui utilisent déjà ce service à l’instar récemment de la marine portugaise ou encore des gardes côtes canadiens. Le portail compte déjà plus de 5000 abonnés.
A l’heure où se prépare la conférence sur le climat qui aura lieu en décembre, ce sera l’occasion de dresser un premier tableau sur l’évolution climatique de nos océans.
La rédaction
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