Alors qu’au niveau national le MJS a décidé de rejoindre Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon, les jeunes socialistes de Haute-Garonne restent fidèles au Parti Socialiste. Interview de Daniel Molina, animateur du MJS31 – Propos recueillis par Aurélien Pol
Daniel Molina, responsable du MJS31
JT : Quelle a été votre réaction suite à la décision du MJS de quitter le PS ?
Daniel Molina : Au niveau national, c’est le choix de quelques-uns, qui a été fait de manière obscure et douteuse, dans une réunion de dernière minute qu’une majorité des Jeunes Socialistes ne cautionne pas. C’est un choix qui ne représente pas les envies de la majorité des camarades, partout en France. Lors du congrès du MJS en février dernier, sa nouvelle présidente Roxane Lundy a été élue avec des accusations de triche, des faux adhérents, de fausses cartes, etc. Elle a décidé toute seule de changer de parti politique. Le Parti Socialiste n’est pas une prison, vous êtes libre d’en sortir… mais la présidente ne peut pas engager l’ensemble du mouvement sur une initiative personnelle. C’est donc tout naturellement que nous avons décidé de rester fidèles au PS.
D’autres fédérations ont-elles fait le même choix ?
Oui, bien sûr. Je peux citer Lyon, Paris, Lille, Nantes ou Bordeaux. La majorité des grandes villes de France a fait le choix de rester au sein de la famille socialiste. De nombreuses fédérations rurales ont contesté cette décision du bureau national et ont fait part de leur sentiment d’abandon. Ils ont décidé de nous quitter. C’est triste, mais je pense que nous pourrons nous débrouiller sans eux.
Pourquoi soutenir Olivier Faure à la tête du PS ?
Une majorité des militants de Haute-Garonne, dont moi-même, a décidé de le soutenir. Son projet nous a plu. Olivier Faure propose de ne plus jamais nous diviser au sein de la gauche et de dépasser nos clivages entre légitimistes, frondeurs, aile gauche, aile droite, etc. Il est ouvert aux propositions des Jeunes Socialistes. Nous avons prouvé à plusieurs reprises que nous sommes capables de nous entendre, au niveau local, régional ou national, avec les communistes, écologistes ou la gauche radicale. C’est cette union de la gauche que le MJS31 souhaite promouvoir.
Êtes-vous optimiste pour l’avenir du MJS31 ?
Oui, car c’est une fédération qui, en dépit des difficultés, a toujours réussi à rassembler des jeunes qui ont envie de débattre. Malgré la diversité des opinions, notamment quant au choix des candidats à la primaire socialiste pour les présidentielles, nous savons nous unir et faire preuve d’intelligence.Nous proposons chaque année de nouvelles idées, aux niveaux départemental, régional, local et parfois national. Et s’il y a un changement de statut officiel du MJS vers Génération.s, la fédération haut-garonnaise prendra toutes les dispositions pour rester au sein du PS. Toutefois, je pense qu’il ne faut pas perdre de temps à travers des batailles juridiques et de procédures. Il faut ouvrir une nouvelle perspective politique et rester un mouvement de jeunesse autonome. Concrètement, nous sommes prêts à créer un nouveau mouvement de toute pièce. Si cette organisation change de nom, il devra contenir les mots jeune et socialiste.
La rédaction
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