Les élus du groupe d’opposition Alternative pour une Métropole Citoyenne (AMC) formuleront aujourd’hui deux vœux au Conseil de Toulouse Métropole. Les voici.
Le Conseil de Toulouse Métropole se tient aujourd’hui. À cette occasion, et après avoir rencontré différentes associations qui œuvrent aux côtés des personnes précaires, les élus du groupe d’opposition Alternative pour une Métropole Citoyenne (AMC) soumettront au vote deux voeux.
Premièrement, les élus AMC demandent qu’un “grand plan de rénovation énergétique” soit initié dans la Métropole. Selon eux, « les personnes qui ont la chance d’avoir un logement ne sont pas non plus garanties d’être à l’abri du froid ». Sur le territoire, 13 % des ménages (47 466) souffriraient de précarité énergétique. Ils vivraient “dans des passoires thermiques” et renonceraient à se chauffer, tout en « voyant leur logement et leur santé se détériorer tandis que leurs fins de mois arrivent de plus en plus tôt ». D’autant que la situation s’est aggravée suite à la crise de la Covid-19 et l’explosion du prix de l’énergie.
Alors, le groupe politique souhaite que 65 millions d’euros soient dédiés sur six ans pour permettre de traiter le cas de 10 000 logements. De plus, pour accompagner les ménages sur les questions de consommation et d’aide à la rénovation énergétique, AMC propose la création d’un “guichet unique” au sein de la métropole.
Dans un second temps, Alternative pour une Métropole Citoyenne souhaite traiter la problématique de l’habitat, en demandant que les communes de la métropole de Toulouse votent la “Déclaration des droits des personnes sans-abris” proposée par la Fondation Abbé Pierre. « Cette charte, déjà signée par la ville de Lyon, rappelle les droits et objectifs pour combattre le mal-logement », expliquent les élus.
Ce vœu fait suite à un constat : « La demande en logements sociaux a augmenté de 31 % en moins de cinq ans, et ce sont 38 000 personnes qui sont demandeuses aujourd’hui », indique AMC. De plus, chaque année, près de 30 personnes sans-abris meurent dans les rues, et particulièrement à Toulouse.
Alix Drouillat
Après avoir étudié le journalisme trois ans à Toulouse, Alix fait désormais partie de l’équipe du Journal Toulousain en parallèle de son cursus à l’ESJ Pro de Montpellier.
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