Alors que les agents immobiliers sont empêchés de travailler par les mesures de confinement, les transactions se font rares et le marché tourne au ralenti. Président de la chambre des notaires de la Cour d’appel de Toulouse, Philippe Pailhès fait le point sur la situation. DR
Difficile de vendre une maison ou un appartement si l’on ne peut pas le visiter. Les restrictions de déplacements liées aux mesures de confinement empêchent les agents immobiliers d’exercer une grande partie de leur activité. « Mais tous les échanges ne se sont pas arrêtés. Depuis huit jours, nous constatons qu’il y a encore de la vie dans ce marché », rapporte Philippe Pailhès, président de la chambre des notaires de la Cour d’Appel de Toulouse. En effet, des transactions se concluent toujours dans le neuf, grâce aux achats sur plan. Dans le non construit également, quand il s’agit d’acquérir un terrain. Et les procédures déjà engagées se poursuivent, à distance : « La présence physique des contractants chez le notaire n’est obligatoire que dans de très rares cas. Aujourd’hui, 98 % des actes peuvent s’effectuer par procuration. Notre fonction se prête parfaitement au télétravail », indique le président.
Il précise toutefois que le confinement rallonge considérablement le délai des procédures, les services administratifs de l’État tournant au ralenti. Et il prévient les acquéreurs qu’ils ne pourront pas réclamer d’indemnités aux promoteurs qui n’auront pas livré leur bien en temps et en heure, « la crise que nous traversons étant considérée devant les tribunaux comme un cas de force majeure ». Pour évaluer l’impact de l’épidémie de coronavirus sur le secteur, Philippe Pailhès se projette à la sortie du confinement : « Le marché immobilier sera bien sûr affecté dans son volume, à cause de la baisse significative des transactions. Et ce, après une année 2019 qui a connu un record de ventes historique à Toulouse. » Le président de la chambre des notaires tient à couper court à ce qu’il considère être une fake news : « Les prix ne sont pas en train de chuter, contrairement à ce que l’on peut lire. Rien ne peut, à ce jour, le démontrer scientifiquement. » Il pense même que les prix du marché pourrait augmenter une fois la crise sanitaire passée, les acquéreurs se faisant plus nombreux : « Avec l’effondrement de toutes les places financières, bon nombre d’épargnants vont arbitrer leurs investissements en faveur de l’immobilier. En temps de crise, c’est une valeur refuge. »
La rédaction
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