Pour le syndicat CGT représentant les personnels hospitaliers du CHU de Toulouse, le reconfinement n’est qu’une mesure restrictive de plus destinée à pallier les défaillances d’un système hospitalier pour lequel rien n’a été fait depuis la première vague. Une grande manifestation est prévue le 7 novembre.
Loin de l’apaiser, la décision d’Emmanuel Macron d’avoir recours à un nouveau confinement n’a fait qu’attiser la colère des personnels hospitaliers à Toulouse. « Quand on constate au quotidien que rien n’est fait pour l’hôpital public, on ne peut plus accepter que l’on restreigne nos libertés et notre vie sociale, cela devient vraiment insupportable », fustige Pauline Salingue, déléguée CGT au CHU de Toulouse.
Au premier rang des griefs reprochés au gouvernement figure la question centrale des capacités d’accueil dans les services de réanimation. « Malgré les promesses et les discours, il n’y a eu aucune création de lits. Comme l’a reconnu Emmanuel Macron, l’augmentation de leur nombre par rapport à la première vague n’est due qu’à une possible transformation de lits existants », explique la représentante syndicale.
Pas de quoi compenser à ses yeux les 8000 lits supprimés ces deux dernières années dans les hôpitaux. D’autant plus que, selon elle, le Segur de la santé n’a « répondu en rien aux principales revendications pour des soins de qualités, à savoir des lits et des postes ». Ce dernier sujet est un autre motif de contrariété. « Il y a eu zéro embauches depuis mars dernier. Le gouvernement s’étonne de ne pas y arriver mais il ne propose que des contrats de trois mois mal payés, parfois même en dessous de l’échelon 1 de la grille salariale », poursuit Pauline Salingue qui prône l’embauche directe au statut de fonctionnaire.
Résultat, les conditions de travail dans les CHU n’ont, selon la syndicaliste, quasiment pas évolué par rapport à la première vague. « Les gens ne peuvent pas l’imaginer mais nous manquons par exemple toujours de masques FFP2. On nous demande aussi d’économiser des sur-blouses et des lits sont fermés car il n’y a pas la capacité de remplacer les personnels positifs au Covid. Parfois, certaines pressions sont mêmes exercées pour que les personnes contaminées mais asymptomatiques continuent de travailler. Et, dans le même temps, on fait peser toute la responsabilité de la circulation du virus sur les comportements individuels, ce n’est plus tenable », déplore Pauline Salingue.
Pour dire stop aux mesures liberticides et à la marchandisation de l’hôpital, son syndicat, ainsi qu’une vingtaine d’organisation militantes toulousaines appellent à une grande manifestation samedi 7 novembre dans les rues de Toulouse. « Face à une situation sanitaire qui devient critique, le gouvernement n’a pour seule réponse qu’une série de restrictions. C’est métro, boulot, dodo pour pallier les défaillances d’un hôpital public qui meurt à petit feu », avancent les auteurs de ce communiqué commun.
Commentaires
Clauzet le 23/02/2025 à 18:23
Les recrutements se feront mais avec des contractuels. Etre contractuel c'est aucun credit possible, aucune evolution, aucune prime, la paye a raz les pâquerettes au risque du jour au lendemain de vous jetez comme un mal propre. Qui voulez vous que cela intéresse?
Après une trop de cadres qui srrvent a rien.
Sicilia le 23/02/2025 à 19:12
Il fallait denoncer avant vos manque de lits et
votre manque de personnels. Vous fermez votre gueule par rapport à ce qui se passe dans vos hôpitaux. Combien y a-t-il de décès lié au covid uniquement ? ? Si vous ne parlez pas, qu es qui nous attend ? C est effrayant la complicité du personnel médical avec les politiques
Jean yves hennequin le 23/02/2025 à 19:52
Il n'y a aucun malade qui serait atteint uniquement de la covid-19 en réanimation dans l'ensemble des hôpitaux français. Olivier Véran dit 1 mort toutes les 4 minutes cela veut dire qu'en novembre il y aura 10800 morts de plus en France ...Attendons les chiffres de l'INSEE en sachant qu'il meurt en moyenne, toutes causes confondues 1676 personne par jour dans notre pays ( 612000 en 2019).
Brocard le 23/02/2025 à 20:35
La cgt toujours au sommet de la négativité
Aucune crédibilité à des propos idéologiques
Dommage pour les soignants si méritants courage à eux
Issalys le 23/02/2025 à 21:51
Leur colère est partagée ! Il me semble que n avoir rien fait pour les hôpitaux, les infirmières, les médecins et pour le manque de matériel, serait de l ordre de non assistance à personne en danger.. Il me semble.
véronique ricard le 23/02/2025 à 22:31
Bah moi, je comprends pas. J'ai discuté avec du personnel de santé d'Occitanie disant su'il n'y avait jamais eu URGENCE dans le departement. Que les hôpitaux toulousains n'avaient pas connu de "crise" lors du premier confinement. Qui croire ???!
Françoise Robres Lafon le 23/02/2025 à 08:48
Au CHU il y a énormément d argent dépensé inutilement dans des commandes de meubles pour le plaisir des cadres alors que les besoins utiles sont ignorés !!!!
Une remise en question devrait être abordé plus que rapidement !!
Regardez de près les comptes. Vous allez vite comprendre
C est Anormal et honteux !
BENEZET le 23/02/2025 à 10:46
Merci pour ces informations, pas facile à obtenir.
FAJOLLES le 23/02/2025 à 13:05
Bonjour
Je suis prête à rassembler les gens j'habite une commune pas loin de Toulouse mais si vous pouviez m'indiquer l'heure de la manif ce sera plus facile pour moi
Merci
Courage ! !! C'est maintenant qu'il faut montrer notre soutien ! !!