Diplômé de l’ESC Toulouse, Edouard Forzy a d’abord évolué dans de grands groupes tel Renosol avant de créer, en 2000, la Mêlée Numérique, association fédératrice d’acteurs de l’économie numérique : « J’ai vu apparaître internet et ses applications et je me suis aperçu que les utilisateurs avait besoin d’aide et les professionnels d’appui. »
01/ L’avenir de TLT
La situation actuelle de TLT résulte essentiellement d’un manque d’adaptation. Avec l’arrivée d’internet, les web tv fleurissent et les téléspectateurs regardent la télévision par n’importe quel moyen. Ce qui m’amène à poser la question : y a-t-il encore un public pour ce genre de média ? Ils n’ont pas pris le virage multimédia, faute de moyens sûrement, ils le payent aujourd’hui ! Leur modèle économique est-il viable ? De plus, le créneau de l’information locale télévisuelle est déjà pris par France 3 Sud, alors peut-être conviendrait-il d’axer sur une chaîne plus thématique ? Mais cela demande un investissement et connaissant les difficultés de TLT, cela risque d’être difficile. En tous cas, la télé toulousaine pour les Toulousains, c’est mal engagé !
02/ Projet Vinci – dépollution des sols
Je ne comprends pas que l’on puisse construire des habitations, des crèches, des commerces sur des sites pollués au plomb et à l’arsenic. Même si les promoteurs immobiliers assurent la dépollution, je pense que la municipalité se doit de contrôler au maximum et de garantir que le terrain sera viable et décontaminé à long terme. Au-delà, je pense que ces sites ne devraient jamais accueillir de projets où les citoyens vivraient en permanence. Je verrais plus un projet culturel ou autre, mais utile à l’intérêt général où les gens ne resteraient que peu de temps. D’ailleurs, pour moi, le quartier de Bonnefoy n’a pas besoin de nouveaux logements mais plutôt de lieux qui fassent le lien entre les habitants, type « zone d’activité du XXIe siècle » !
03/ Un an de mandature Moudenc
La municipalité semble se placer dans la continuité sur le numérique et y porter une structuration particulière avec le projet de « Smart City » (la ville intelligente). En revanche, j’émets une réserve concernant la méthode d’implication des acteurs locaux et des citoyens dans les projets métropolitains. On a peur du collaboratif, pourtant il est souvent plus porteur que des rapports émis par un cabinet de conseils. De même, en tant que Toulousain, j’aurais besoin de plus de transparence car j’ai du mal à appréhender les actions municipales. Il faudrait une méthode pour expliquer aux citoyens la vision globale, la direction que souhaite donner à Toulouse Jean-Luc Moudenc. Mais je pense que nous ne pourrons tirer les premiers enseignements qu’au bout de 2 ans !
04/ Réforme des collèges
Encore un ministre qui souhaite laisser son nom sur une loi ! La disparition des classes européennes est incompréhensible. J’ai toujours entendu dire que les enfants s’y éclataient, apprenaient des choses nouvelles, gagnaient en ouverture d’esprit. Les professeurs aussi semblent apprécier alors pourquoi tout remettre en cause ? Je trouve important d’enseigner une 2e langue en 6e car n’apprendre que l’anglais est réducteur, d’autres langues sont utiles. Stop à la monoculture anglo-saxonne ! De même, je pense que le latin doit perdurer car il s’agit de nos racines gallo-romaines. Mais l’éducation nationale a besoin d’une réforme de fond et pas de « mesurettes » à court terme. Et je pense que le moment serait bien choisi pour le faire !
Photo ©Franck Alix
Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
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