Venir en aide aux enfants victimes de maltraitance, qu’elle soit physique ou psychologique, c’est le leitmotiv de Roselyne Vaissiere, vice-présidente de l’association « L’Enfant bleu » à Toulouse. Issue d’une famille nombreuse, elle a toujours vécu entourée d’enfants et n’accepte pas que l’on puisse s’en prendre à eux.
Prémices. Elle est, depuis toujours, attentive au sort des enfants en difficulté, « un héritage familial », dit-elle. En effet, ses parents en recueillaient régulièrement pour leur venir en aide. Une famille d’accueil avant l’heure puisque ce statut n’était pas encore contractuel. Une première sensibilisation qui la nourrit pendant des années avant qu’elle ne décide de s’engager pour cette cause.
Premiers pas. Commerçante de profession, elle intègre le Lions Club Toulouse Donjon où elle rencontre Monique Bordier, fondatrice de l’antenne locale de l’association « L’Enfant bleu ». Convaincue de la nécessité de lutter contre les violences faites aux enfants, elle ne tarde pas à s’engager, pour devenir vice-présidente de l’organisme, quelque temps plus tard.
Action. « L’Enfant bleu » qui compte une quarantaine de Toulousains bénévoles (dont 15 actifs), offre la possibilité aux enfants maltraités de trouver une aide. « Deux juristes, une psychologue et les personnes qui reçoivent les appels téléphoniques les accompagnent, individuellement ou en groupe », explique Roselyne. Une relation de confiance permet ainsi de délier les langues et libérer les souffrances.
Ecoute. Elle ouvre et traite 75 dossiers par an en moyenne quand les « écoutantes » bénévoles reçoivent jusqu’à 250 appels pour des signalements de maltraitance de la part de voisins, d’amis, de la famille ou même « des victimes elles-mêmes qui, des années plus tard, osent briser le silence », précise-t-elle. L’association est également active en matière de formation et intervient auprès d’organismes publics pour sensibiliser le personnel à la détection de maltraitances.
Prévention. Roselyne et les bénévoles de « L’Enfant bleu » interviennent également en milieu scolaire (de la maternelle aux écoles post-BAC). « Pour les enfants en bas-âge, tout l’enjeu est de leur apprendre à se protéger. Pour les plus grands, il s’agit de leur apprendre à déceler la maltraitance », rappelle-t-elle, déplorant le chiffre annoncé par les services de la gendarmerie : « 90 000 enfants sont considérés comme à risque en France. »
On the web : www.lenfantbleutoulouse.fr
Tel: 05.61.53.21.10
Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
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