Un nouveau contrôle, réalisé par le Groupe Institut de Soudure suite aux « fragilités » détectées sur les soudures des cinq pylônes du téléphérique urbain Téléo de Toulouse, confirme que ces dernières sont bien conformes. Les traces n’étant visiblement que des… impuretés.
Les 14 et 15 décembre dernier, un nouveau contrôle a été réalisé par la société Groupe Institut de Soudure, indépendante du groupement POMA, constructeur du Téléo à Toulouse. Il révèle que les problèmes relevés sur les soudures des charpentes métalliques des cinq pylônes du téléphérique ne sont en fait que des impuretés. Explications.
En novembre dernier, une première campagne de contrôles, réalisée par cette même société, avait indiqué que « des fragilités » apparaissaient au niveau des soudures des cinq pylônes qui composent le téléphérique Téléo. Or, Tisséo Ingénierie soutient que ces constats ont été faits « sans nettoyage préalable des cordons de soudure ».
En effet, cet oubli de lavage faisait apparaître des marques linéaires lors des relevés, « potentiellement interprétables comme des défauts de soudure, qui ne permettaient donc pas de conclure en leur conformité et amenaient à questionner le constructeur POMA », admet l’opérateur de transport public toulousain.
Des « interventions de brossage superficiel » ont donc été réalisées sur l’ensemble des cordons de soudure du Téléo. Après quelques vérifications en interne, le groupement POMA a de nouveau fait appel à la société Groupe Institut de Soudure pour procéder à un second contrôle. Résultat : les experts assurent que les soudures sont bien conformes et levent « tous les doutes et inquiétudes suscitées par l’interprétation de la première campagne de contrôles », ajoute Tisséo.
« La phase terminale du chantier Téléo a été engagée il y a quelques semaines », se réjouit l’opérateur de transport de Toulouse. Il ne reste plus qu’à mener les derniers essais du téléphérique pour s’assurer du bon fonctionnement de l’installation, ainsi que de l’ensemble des dispositifs de sécurité. Puis, de faire réaliser des derniers contrôles par des organismes spécialisés, agréés par l’État pour vérifier si tout est aux normes.
Enfin, l’ultime étape de ce projet sera l’obtention de l’autorisation d’ouverture au public délivrée par le préfet Étienne Guyot. Les cabines du téléphérique toulousain devraient embarquer leurs premiers voyageurs durant, non pas le premier, mais bien le « second trimestre de cette année 2022 », assure Tisséo.
Alix Drouillat
Après avoir étudié le journalisme trois ans à Toulouse, Alix fait désormais partie de l’équipe du Journal Toulousain en parallèle de son cursus à l’ESJ Pro de Montpellier.
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