Fourmilière. « Toulouse Ingénierie », c’est l’accord de consortium signé par 8 établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche de l’université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, ce mardi 10 novembre. Une avancée décisive qui va permettre d’amplifier les synergies et donner aux écoles d’ingénieurs une visibilité accrue au plan national et international.
Par Myriam Balavoine
Le consortium Toulouse Ingénierie regroupe les établissements d’enseignement supérieur membres de l’université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées possédant des formations d’ingénieur. « Ses objectifs sont de développer et renforcer l’offre de formation en ingénierie en Midi-Pyrénées, en assurant une meilleure lisibilité de cette offre et en favorisant la synergie entre les établissements membres. » précise Alain-Louis Schmitt, directeur de l’école des Mines d’Albi. Toulouse Ingénierie représente aujourd’hui 2500 ingénieurs diplômés chaque année pour 14 formations, se positionnant ainsi comme l’un des premiers pôles français de formation d’ingénieurs.
D’abord un espace de concertation, cette coopération entre établissements a évolué depuis sa création il y a deux ans. Née du projet précurseur et fédérateur DEFI Diversités, porté par l’INP Toulouse, l’INSA Toulouse, l’ISAE-SUPAERO et Mines Albi, elle conduit au développement d’initiatives communes, soit une trentaine de projets en cours. « Déployer l’Excellence en formations d’Ingénieurs par et pour les Diversités » vise à adapter les pratiques pédagogiques à la diversité des publics étudiants et à développer les compétences attendues par le monde socio-économique. « Nous souhaitons que nos étudiants à l’imagination débordante développent des compétences transverses afin qu’ils deviennent des ingénieurs mais aussi des citoyens impliqués au-delà de leur métier. » souligne Alain-Louis Schmitt.
« Travailler ensemble pour faire émerger de nouveaux concepts créatifs »
Pour cela, 19 salles ont été aménagées, 30 enseignants-chercheurs sont formés à de nouvelles pratiques pédagogiques par an et des conseillers pédagogiques proposent un accompagnement aux étudiants, sans parler des passerelles mises en place pour intégrer ces établissements après une première année de médecine. Autant d’initiatives qui ont vocation à se multiplier dans les années à venir, pour conforter et amplifier la renommée des formations d’ingénieurs en Midi-Pyrénées.
Autour de ce même objectif, les étudiants des établissements Toulouse Ingénierie participent, du 12 au 14 novembre, à la plus grande « coopétition » étudiante internationale nommée « 48H pour faire vivre des idées ». « Ce défi collaboratif a pour objectif d’inciter les étudiants à travailler ensemble pour faire émerger de nouveaux concepts créatifs, en réponse à des problématiques d’innovation et de développement de nouveaux produits pour les entreprises participantes » énonce Alain-Louis Schmitt. C’est l’INSA Toulouse qui a la charge de coordonner l’opération pour la région Sud-Ouest de ce projet ouvert à 1500 étudiants en provenance de 65 établissements à travers 10 pays. 283 étudiants toulousains issus de 15 formations, de Toulouse Ingénierie mais aussi de Toulouse Business School, de l’ENSCI, du CESI et de la section design de l’université Toulouse Jean Jaurès seront répartis en groupes de 9 afin de travailler durant 3 jours sur des sujets d’études proposés par des entreprises partenaires, principalement des PME et PMI innovantes.
La rédaction
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