Passionnée de rugby, Christine Hanizet s’est un jour lancé le défi de devenir arbitre. Plus de quinze après, elle deviendra la saison prochaine la première femme à officier dans le monde professionnel, en Pro D2. Une progression faite de plaisir et de sourires.
Sifflet – Aussi improbable que cela puisse paraître, c’est dans son canapé que la vocation de Christine Hanizet est née. « Je regardais un match à la télé et comme beaucoup de gens, je critiquais l’arbitre. Je me suis alors demandé si je pourrais faire mieux ». Le lendemain, elle se renseignait auprès du Comité Midi-Pyrénées et faisait un premier pas vers ce qui allait devenir une véritable passion.
Sport – La Toulousaine n’a jamais joué au rugby, n’est pas issue d’une famille sportive et a juste pratiqué le handball à l’adolescence. Pourtant aujourd’hui, elle ne pourrait pas imaginer sa vie sans sport. En plus de son programme d’entraînement lié à l’arbitrage, elle pratique assidûment le vélo et la course à pied, notamment lors de trails sur la côte basque.
Police – Quand elle n’est pas en short sur un terrain, le reste de la semaine Christine Hanizet est en uniforme. Celui de chef de la police municipale de Revel. Une carrière embrassée après avoir fait les 3×8 au péage de Labège. « Bien sûr, il y a des points communs entre l’arbitrage et la police. Je suis quelqu’un qui aime la rigueur, le respect des règles dans un cadre donné ».
Sourire – « J’ai de l’autorité, mais je suis loin d’être autoritaire. Avec un sourire, tout passe beaucoup mieux », affirme celle qui a gravi les échelons de l’arbitrage un à un. Ainsi, elle n’a jamais eu à déplorer aucun problème avec les colosses qu’elle côtoie sur les prés. Et si elle a arbitré des compétitions internationales féminines, elle concède préférer le rugby masculin, « plus engagé et rapide ».
Consécration – À partir de la saison prochaine, Christine Hanizet sera officiellement la première arbitre femme à officier dans le monde professionnel. Une consécration qu’elle peine à réaliser pleinement. « Tout s’est fait naturellement avec l’envie de toujours progresser. J’espère juste ouvrir la voie pour d’autres femmes ». Proche de la limite d’âge pour un arbitre, elle n’ira pas jusqu’au Top 14. Sans regret : « jamais je n’aurais cru arriver jusque-là, c’est déjà extraordinaire ».
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